L'Echalote Bleue, pour un maraîchage naturel
02/07/2012 | 19:33
© MidiNews 2012

Eric Lesur est installé depuis 2008 à Loubières sur le site de l’ancien centre Promobois.

Cette petite production maraîchère de 80 ares s’inscrit dans une logique de production particulière: ici point de désherbant, on utilise des insectes auxiliaires pour lutter contre les pucerons et on ne compte pas son temps à désherber les sillons.

Les méthodes sont naturelles, les productions variées en fonction des rotations et la vente directe sur site.

«Nous essayons de faire de la variété, de l’ancien quand on trouve des graines, nous suivons le calendrier lunaire et les méthodes ancestrales.

Certes notre production n’est pas très importante mais nous préférons renforcer le terrain, nourrir la terre plutôt que la traiter
» précise Eric qui en ce moment est en pleine production de tomates, courgettes, aubergines, oignons, poivrons, salades… et bientôt il pourra envisager la récolte du blé, une variété ancienne qu’il a planté à titre de test en relation avec le boulanger du village.

Une autre parcelle sur la commune d’Alzen assure les cultures d’hiver: pommes de terres, carottes, poireaux.

Ce citadin originaire de la région parisienne travaille la terre depuis plus de vingt ans, «j’ai eu la chance de trouver un terrain agricole, ce n’est pas toujours le cas quand on veut s’installer ici»

Le constat est toujours le même, il y a quelques décennies, les terrasses de Basse Ariège étaient couvertes de maraîchers, elles sont à présent transformées en terrains d’habitations, en exploitations céréalières ou pire encore en gravières.

Les maigres terres agricoles du piémont ne sont pas assez fertiles pour assurer de petites unités de production et le climat n’y est pas suffisamment clément.

L’accès au foncier reste le principal blocage à l’installation.

Eric Lesur fait partie des quelques courageux qui y sont parvenus.

Travaillant en 100% naturel mais refusant de s’inscrire dans la démarche Bio qui constitue une contrainte supplémentaire et un coût de plus de 500€ pour décrocher un label, sa production répond également à l’alternative des AMAP: «les gens ne sont pas obligés de manger des pommes de terres et des oignons pendant les mois d’hiver, il faut pouvoir leur proposer autre chose»

Aujourd’hui l’Echalote Bleue est en mesure de répondre à ses clients mais ne peux offrir davantage de volume: «nous sommes une toute petite structure de production» ajoute Eric qui à cette échelle arrive à maîtriser sa production en offrant avant tout de la qualité.

L’Echalote Bleue
Eric Lesur
05 81 15 30 12

actualites Ariege
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 02/07/2012 | 19:33 | Lu: 13733 fois