Depuis le début de l’année, la gendarmerie travaille avec le Parc Naturel Régional (PNR) pour recenser les épaves de voitures abandonnées.
En quelques mois, rien que dans la vallée de la Barguillère et dans le Séronnais, une cinquantaine ont été recensées.
Et ce mardi, 7 carcasses ont été évacuées, dont deux échouées en plein centre de Serres-sur-Arget.
«Il faut savoir que chaque année en France, un million de véhicules arrivent en fin de vie» précise le maréchal des logis chef Alexandre Bru (de la brigade de Labastide-de-Sérou), «la plupart partent par la voie traditionnelle et officielle et vont chez les casseurs. Mais certaines personnes laissent encore leur véhicule dans la rue ou sur leur terrain privé. Soit par méconnaissance des textes de loi, soit par négligence»
Résultats: des verrues paysagères et un risque de pollution important, puisque ces véhicules contiennent souvent un peu de carburant, les huiles de moteur, les pneus, les batteries...
«Le risque d’infiltration de tout cela dans les sols est important» insiste Audrey Duraud (chargée de mission pour le PNR), «et d’un point de vue paysager, ce n’est pas très heureux d’avoir des carcasses comme ici en centre bourg, ou au milieu d’un champ»
Quant à la méthode, «on écrit aux particuliers. On leur rappelle la loi. Et si rien n’est fait, on engage une procédure» explique Alexandre Bru qui poursuit, «un article de la loi de l’environnement prévoit que si rien n’est fait, le maire a le pouvoir de faire enlever le véhicule et d’envoyer la facture à son propriétaire»
Après les rappels à l’ordre, environ 70% des voitures ont été enlevés par les propriétaires eux-mêmes.
Mais le fait est que «beaucoup de personnes ne connaissent pas la règlementation en la matière» a constaté Audrey Duraud, «on ne peut pas laisser indéfiniment une épave, que ce soit sur l’espace public ou privé. Il faut impérativement l’envoyer à la casse»
Alors que risque-t-on quand on abandonne son véhicule?
«Lorsqu’on garde un véhicule non réparable et non dépollué sur la voie publique, on peut encourir un passage devant le tribunal» rappelle le gendarme «mais le parquet a décidé que si les propriétaires enlevaient leur véhicule, il n’y aurait pas de poursuite pénale»
De quoi encourager les propriétaires d’épaves à faire un effort.
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