Les glacier Pyrénéens sont en danger. Depuis 150 ans, leur surface diminue de manière inexorable.
Parmi les causes, le réchauffement du climat, on enregistre une hausse de température de plus de 1°c depuis 1900 sur le massif et une diminution de 10 à 15 jours d’enneigement par an entre 1971 et 2008.
Depuis 1850 leur surface globale aurait diminuée de 85%.
L’espérance de vie des glaciers pyrénéens est donc menacée, les spécialistes estiment qu’ils pourraient disparaitre à l’horizon 2050.
Aussi les glaciers du Vignemale, de l’Aneto et plus près de nous d’Arcouzan sont actuellement étudiés de près.
Dans les Pyrénées ariégeoises il n’y a qu’un seul glacier celui d’Arcouzan, situé au pied de la face nord du Mont Valier dans le Couserans.
Il est à la fois le plus oriental, le plus difficile d’accès et le plus mystérieux car totalement isolé des autres, il est le seul à être situé sur un massif inférieur à 3000 m d’altitude.
Selon Michel Sébastien, Pyrénéiste, c’est un «glacier-relique dont la surface est inférieure à 2 ha mais un glacier aussi difficile d’accès par le versant est (côté Seix) que par la région de Castillon.
Il est situé à 2400m d’altitude, niché dans un creux exposé nord-est, sous le vent, le soleil le touche peu et l’alimentation neigeuse le protège un peu mais dans vingt ans il aura complètement disparu»
Depuis près de deux ans, une étude du glacier d’Arcouzan a été menée par le Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariègeoises en relation avec les scientifiques tels qu’Alain Mangin, hydrogéologue, ou Pierre René, glaciologue.
Jean-Sébastien Rivère, géomètre-expert à Foix, a réalisé cet été des relevés permettant de réaliser une cartographie précise de ce glacier et de ses variations d’épaisseur.
«Jusqu’à présent nous n’avions que le témoignage des montagnards et pas de mesure suffisamment précises, indique Pierre René pour qui le glacier d’Arcouzan est un cas d’école.
C’est le plus bas des Pyrénées mais il compense cela avec une suraccumulation de neige l’hiver et une position nord-est en pied de paroi.
Malgré sa superficie de 2 ha il présente toutes les caractéristiques d’un glacier véritable: des crevasses bien marquées et une certaine dynamique: du fait de sa pente très raide et de sa forme allongée, il racle le rocher, preuve qu’il est vivant et qu’il bouge»
Un glacier qui n’a pas fini de susciter les interrogations et qui est actuellement sous les feu de l’actualité puisque le PNR organise une série de conférences sur cette thématique.
La prochaine aura lieu vendredi 9 novembre à 18h salle du cinéma de la Maison du Haut-Salat (entrée gratuite).
Et pour les inconditionnels du sujet, rendez-vous vendredi 16 novembre salle polyvalente à Saint-Pierre de Rivière dans le cadre du festival du film de montagne où il sera question à 20h30 des glaciers des Pyrénées face au réchauffement du climat (par l’association Moraine) et à 22h15 plus spécifiquement du glacier d’Arcouzan (Jean-Sébastien Rivère présentera les résultats de la dernière campagne de mesure).
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