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Saint-Girons: la jeunesse honore Jean Moulin

© midinews 2013

C’est au cri de «Liberté», du nom du célèbre poème de Paul Eluard, que Mathilde, Luna, Lila, Caroline et Quentin ont conclu leur récitation publique de cette ode à l’essence même de la vie, à ce qui en fait son sel.

Ces élèves du collège du Couserans sont venus avec leurs petits camarades de CM2 de l’école Henri Maurel saluer la mémoire de Jean Moulin, quelques 70 années après sa mort.

Devant le monument de la Résistance et de la Déportation, successivement Gérald Rovira, adjoint à la municipalité de Saint-Girons, Philippe Sauvannet, sous-préfet de Saint-Girons, François Murillo, maire, puis M. Sauvaget, président de l’ADIF (l’association des déportés, des internés et des familles) auront rendu tous les honneurs au héros de la résistance pour la commémoration du 70ème anniversaire de sa mort.

Dirigeant du conseil national de la résistance, élevé à titre posthume comme général de brigade, Jean Moulin fait partie de ces héros connus et reconnus de cette période sombre, mort dans le train qui l’emmenait prisonnier en Allemagne, relèvera Gérald Rovira.

Il figure aux côtés d’autres grands noms de la République au Panthéon et beaucoup ont encore en mémoire le vibrant hommage rendu par André Malraux, alors ministre de la culture, le jour de son transfert dans l’antre des personnages célèbres le 19 décembre 1964.

«Aujourd’hui jeunesse puisses-tu penser à cet homme, à ce visage de la France»
Philippe Sauvannet donnera lecture de passages du discours d’André Malraux louant l’action et le sacrifice de celui qui unifia les mouvements de la résistance intérieure et contribuera à la victoire contre le nazisme.

Figure emblématique de la résistance, Jean Moulin est aussi le symbole de toutes celles et ceux qui ont participé à ce combat et donné leur vie à la nation pour que perdure une certaine idée de la liberté. 8.000 Français, poursuivra le sous-préfet, ne sont pas revenus des bagnes.

Plus que jamais les mots du discours d’André Malraux sonnent avec une cruelle acuité dans le temps présent: «écoute jeunesse de mon pays… les cloches de la liberté, puisses-tu entendre ce chant (des partisans), aujourd’hui jeunesse puisses-tu penser à cet homme… à ce visage de la France»

C’est cette jeunesse, après le dépôt de gerbes des officiels (MM Sauvannet, Murillo et Sauvaget) qui clôturera la cérémonie, après l’écoute du chant de partisans, de la sonnerie aux morts suivie de la minute de silence et avant le retentissement de la Marseillaise, par un dépôt de fleurs au pied du monument de la Résistance et de la Déportation.

Cette jeunesse qui est/sera le nouveau visage de la France et devra demain porter haut ses valeurs. D’autres illustres prédécesseurs, parmi lesquels figure Jean Moulin, leur ont montré la voie.

Sylvain Sastre | 21/06/2013 - 18:50 | Lu: 22964 fois