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Pays d'Olmes: assemblée générale du Secours Populaire et appel aux maires

Le comité de Lavelanet et son antenne de Laroque d’Olmes se sont retrouvés en assemblée générale statuaire de 10h à 12h le 29 juin au chalet de Laroque d’Olmes, «l’occasion de se pencher sur l’ensemble de nos actions au cours des ces deux années» a souligné Roger Salvador, secrétaire général.

En présence de Marc Sanchez maire de Lavelanet, et de Robert Mourlane secrétaire général de la fédération de l’Ariège, les membres ont fait le point, et rappelé «que le Secours Populaire n’a pas qu’un rôle alimentaire: il apporte aussi une aide morale, à l’emploi, oriente les personnes en difficulté vers les organismes ou services spécialisés, sans oublier le soutien financier, aux loisirs, à la culture, au sport pour la jeunesse» et toujours la solidarité, l'accueil chaleureux et amical.

Le Secours Populaire Français
Dans son discours, Roger Salvador a évoqué les objectifs du Secours Populaire. Depuis sa création, en 1945, il intervient partout dans le monde.

A ses débuts, l’association travaillait essentiellement dans l’urgence. Dans un contexte de décolonisation et de guerre froide, le SPF a apporté son soutien aux familles démunies républicains espagnols, aux populations meurtries par les guerres au Maroc, Vietnam, Liban, Salvador… Aujourd’hui, lors de catastrophes naturelles, comme récemment au Japon ou en Haïti et au Mali, le SPF se mobilise pour apporter une aide aux sinistrés.

Loin de s’arrêter aux situations d’urgence, le Secours Populaire s’engage également sur des programmes de développement dans le long terme en lien avec des associations locales. Accès à la culture et aux loisirs, ou encore accès à l’eau, à l’énergie, autant de combats.

Justesse, confiance, respect des règles, transparence, et lutte contre les inégalités humaines, sociales, économiques, maîtres mots des bénévoles de l'association.

Selon le secrétaire général, «à l’heure d’aujourd’hui on parle de pacte de compétitivité. Au Secours Populaire, ce sera le pacte de la solidarité. C’est au travers de nos activités, de nos campagnes que nous défendrons ces valeurs pour notre association. Notre enjeu est commun. C’est grâce à chacun d’entre nous que l’édifice avance»

Le Secours Populaire en Pays d'Olmes
Cette année, les bénévoles ont rencontrés 95 familles. «58 familles sont venues nous voir de façon spontanée, alors que 30 autres venaient de la part des travailleurs sociaux, et 10 nous étaient dirigées par d’autres voies»

Concernant les ressources des ménages: 4 familles vivaient en dessous de 5 €, 52 entre 5 et 10 €, 82 ménages vivaient principalement de l’allocation chômage.

Les retraités accueillis étaient au nombre de 2 familles, 2 familles vivaient de leurs salaires, ceux qu’on a pris l’habitude d’appeler des «travailleurs pauvres» et enfin, 28% des personnes aidées par le SPF sont des femmes qui élèvent seules leurs enfants.

Un appel à la générosité et à la mobilisation est lancé aux différents élus du Pays d'Olmes
Ce ne sont pas les petites subventions des communes du Pays d’Olmes qui «permettent au comité de Lavelanet et son antenne de Laroque, de mener à bien ses missions. Sa force, ce sont ses bénévoles qui se mobilisent du premier janvier au trente et un décembre, faisant fi de leurs vies de famille»

On le sait, l’aide alimentaire est constituée d’après un apport de la communauté européenne, complétée par l’achat de divers produits.

Pour Roger Salvador, «le système actuel laisse les plus pauvres s’appauvrir, tandis que les plus riches s’enrichissent»

Si en 2012, le SPF est parvenu à poursuivre sa mission, en revanche, restriction oblige, la situation est critique pour 2013. En effet, les tractations budgétaires entre pays européens ont conduit une baisse de l’ordre de 28% de l’aide alimentaire aux plus démunis entraînant de fait, un sacré manque à gagner pour le SPF.

«Il nous faut faire preuve d’imagination pour trouver les fonds nécessaires pour aider celles et ceux qui sont dans le besoin» a expliqué Roger Salvador.

«Pourtant, le comité pourrait bénéficier d’aides financières de nombreuses autres communes puisqu’il intervient sur un vaste rayon en Pays d’Olmes. Il serait peut-être temps que les communes se mobilisent et fassent un petit geste en fonction, bien sûr, de leurs moyens»

Après cette matinée de travail, tous les bénévoles et leurs conjoints se sont retrouvés autour d’un repas concocté par Jean-Charles Sutra.

Le bureau: Lys Triguero, secrétaire; Danielle Sutra, trésorière, Roger Salvador, secrétaire général. Membres: Sylvie Vitrani, Violette Roussel.

NR | 03/07/2013 - 18:50 | Lu: 7933 fois