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Pamiers: les associations de parents d'élèves du collège Rambaud ne veulent pas perdre leur spécificité bilinguisme

© midinews 2013

L’APECR (association des parents d’élèves du collège Rambaud) et la CAPE ( conseil ariégeois des parents d’élèves) ont le sentiment agaçant qu’on est en train de flouer les nouveaux arrivants du collège. Depuis deux ans, le collège appaméen expérimente en effet le dispositif bi-langue dès la sixième.

En effet, les CM2 peuvent s’inscrire dès la rentrée prochaine dans ce dispositif qui leur permet d’apprendre à part égale l’anglais et l’espagnol ou l’anglais et l’allemand. Une classe qui a su faire des adeptes et qui prouve son bon fonctionnement. «Il a été montré que ce sont les élèves qui ont les meilleurs résultats dans le collège» réagit Patrice Buche, président de la CAPE.

Or, à la rentrée 2013, les choses pourraient légèrement évoluer. Le problème, une cinquantaine de familles ont demandé à inscrire leurs enfants dans ce dispositif mais seulement 30 places sont disponibles avec la répartition des dotations globales horaires.

«Il n’y a eu aucune anticipation de la part de la principale du collège qui avait prévenu en février qu’elle prendrait des décisions au moment venu» regrette Annie Fachetti, présidente de l’APECR.

«Que les parents ne se fassent pas duper !»
Alors la semaine dernière, certaines familles n’ont plus eu le choix et ont dû abandonner cette possibilité. «Nous allons porter le sujet devant le conseil d’administration et notre volonté, c’est que toutes les demandes des familles puissent être honorées» ajoute Annie Fachetti.

«Nous sommes conscient des contraintes horaires et financières mais cela ne doit pas se faire au détriment des élèves. Nous voulons nous battre pour que les familles aient le choix car nous n’avons pas été associés à ce choix de la principale». En février, les professeurs et les parents d’élèves avaient refusé de voter la dotation globale horaire.

«Ce système de fonctionnement sème la confusion dans l’esprit des parents et ce n’est pas bien. En plus, ça donne une mauvaise image du collège» pense Patrice Buche.

«En fait, on se fait duper quand on vient ici. On croit qu’il y a des dispositifs sympas alors qu’on ne peut pas y accéder» enfonce le clou Annie Fachetti.

Cet événement qui peut paraître mineur pour bien des lecteurs ne révèle finalement qu’une défaillance parmi d’autres dans le fonctionnement du collège. Pas en terme de qualité des cours mais plutôt sur des questions d’organisation qui ont du mal à rouler selon l’avis de beaucoup.

Anne-Sophie Fontanet | 04/07/2013 - 18:54 | Lu: 10527 fois