A Cadirac, à Saurat... à plusieurs endroits de l’Ariège, la question de l’installation de nouvelles antennes-relais pour la téléphonie mobile est un sujet très sensible.
Ce vendredi, le préfet de l’Ariège Salvador Perez a souhaité organiser un moment de concertation entre tous: services de l’Etat, opérateurs, associations et élus.
«L’important était d’ouvrir un espace de dialogue, et que tout le monde ait le même niveau d’information» a-t-il expliqué au terme de la réunion, «les échanges ont été très argumentés et de grande qualité»
Il ajoute, «j’ai rappelé aux opérateurs qu’ils seraient bien inspirés de venir se concerter avec les élus avant que les projets ne soient déjà aboutis»
Quant aux citoyens et aux élus, «même si toutes leurs inquiétudes n’ont pas disparu, cela leur a permis peut-être de faire évoluer leur démarche avec ces nouvelles connaissances»
Pour le moment, cette concertation n’est pas inscrite dans la loi.
«Le législateur ne prévoit ni concertation, ni enquête publique» précise Jean-François Desbouis (à la tête de la DDT), «il y a un intérêt évident à être dans la concertation, mais il n’y a pour le moment aucune obligation de le faire»
Quant aux impacts de ces antennes-relais sur la santé, là aussi, il n’y a rien de certain.
«C’est vrai qu’il y a de nombreuses études sur les impacts de la téléphonie mobile» explique Nicolas Sauthier, ingénieur épistémologique pour le CIRE (institut de veille sanitaire), «il y a une vraie attente de la part de la population et des pouvoirs publics. Mais aucune conclusion ne peut encore être faite sur les conséquences sur la santé»
Selon Eric Pascal, ingénieur sanitaire à l’ARS, la question des études est très complexe, «les techniques évoluent très vite. Les puissances baissent. Mais la durée des conversations ne fait qu’augmenter... donc il faut avoir des études qui durent très longtemps pour qu’elles aient un intérêt»
Et d’ajouter, «s’il y a des précautions à prendre, elles devraient aussi se situer du côté de la sur-utilisation des téléphones portables, et pas seulement sur les antennes-relais»
Pour le préfet de l’Ariège, la consultation qui a été organisée aujourd’hui «n’existe pas dans un cadre règlementaire»
Mais elle a selon lui toute sa place au niveau local, «j’ai vraiment incité les élus et les opérateurs à localement créer des instances de concertation pour qu’ils puissent, le plus en amont possible, et pas quand le projet est déjà ficelé, venir expliquer les projets aux élus et à la population»
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