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Jean-Pierre Bel aux Ariégeois: «soyons patients et réalistes!»
14/01/2013 | 19:04
© MidiNews 2013

Le président du Sénat et sénateur de l’Ariège Jean-Pierre Bel était en Ariège ce lundi pour honorer plusieurs rendez-vous importants avec les conseillers généraux, avec la presse locale et avec des lycéens appaméens.

Le président est en outre venu présenter ses bons vœux et parler de son action en tant que président du Sénat.

«J’ai peut-être négligé de faire savoir ce que je pouvais faire pour l’Ariège. Je ne sentais pas l’utilité de le dire mais aujourd’hui je veux montrer que beaucoup de choses sont faites pour soutenir les dossiers ariégeois» indique Jean-Pierre Bel.

Lors d’échanges parfois un peu vifs avec les conseillers généraux, Jean-Pierre Bel est venu se faire entendre. «Je crois qu’on n’a pas suffisamment compris ici dans quel état se trouve notre pays. Aujourd’hui, il y a le feu à la maison et pour gérer cette situation, le Président Hollande a bien dit qu’il fallait du temps»

Jean-Pierre Bel prône donc des vœux de solidarité et une vision responsable de la situation économique actuelle. «On ne règle pas tout en trois mois. Et on y arrivera à condition qu’on le fasse dans la sérénité et en prenant le temps»

C’est dans ce sens que le président du Sénat estime qu’il aurait dû être plus clair. «Autant quand je suis à Paris, j’explique combien les collectivités locales sont des gisements importants pour notre pays, autant j’essaie de faire entendre en Ariège qu’il faut faire des compromis»

Du côté du Conseil général, on soutient la politique gouvernementale mais avec un discours qui évolue peu à peu. «Je comprends que dans l’immédiat, le gouvernement ne puisse pas compenser, cependant je souhaite qu’il soit très attentif à la situation des départements, dont celui de l’Ariège, le plus défavorisé de France. Ce message, je vais directement le porter auprès du Premier ministre» indique Augustin Bonrepaux, qui devrait obtenir prochainement un rendez-vous à Paris avec Jean-Marc Ayrault.

La Sotap Carol en Pays d’Olmes, les studios de cinéma à Pamiers: autant de dossiers suivis de très près par Jean-Pierre Bel.

Quatre pages relaient le travail de Jean-Pierre Bel sur les dossiers économiques ariégeois. Notamment la Sotap Carol. «Mon devoir, c’est de faire en sorte que cette entreprise de 90 salariés perdure»

Pour cela, il a saisi les cabinets du redressement productif d’Arnaud Montebourg et celui du ministre de la Défense de Jean-Yves Le Drian.

Un marché d’un million d’euros a été débloqué auprès du centre d’expertise du soutien du combattant et des forces (CESCOF) sur les tenues militaires T4 en été 2012 permettant d’éviter la faillite et alimentant la production de Sotap Carol.

Le président Bel va même plus loin en donnant des incitations aux principaux donneurs d’ordres textiles français et européens pour intégrer un tour de table industriel permettant des engagements de commandes et les invitant à privilégier la production française.

Dans le Couserans, les papèteries de Saint-Girons sont aussi suivies avec une intervention auprès d’Arnaud Montebourg et Frédéric Villoutreix, président du groupe SWM International qui assure le maintien de l’investissement en Couserans, recherche d’autres débouchés à la production dans un contexte difficile lié à la lutte contre le tabagisme.

Dans un tout autre domaine, Jean-Pierre Bel réagissait au projet appaméen d’installation de studios de cinéma. «Je trouvais déjà que pour la Région, c’était quelque chose de formidable. j’espère juste que ce projet ne suscitera pas d’espoirs pour rien et que le financement suivra»

Enfin, il a dit quelques mots sur le Pays d’Olmes, territoire où il a exercé des fonctions de maire de Lavelanet pendant sept ans.

«J’ai joué ma vie politique là-bas. Il faut un projet économique global qui garderait ce qu’il reste de l’industrie textile tout en ayant d’autres activités.

Aujourd’hui, le canton du Pays d’Olmes est le plus défavorisé de tout Midi-Pyrénées. On fait le maximum pour favoriser son développement.

A l’heure actuelle, on est en panne bien qu’on ait résisté plus longtemps que d’autres départements spécialisés dans l’industrie textile,
appuie t-il.

Concernant la politique, il faut éviter les polémiques car les gens souffrent là-bas. Ce que je conseillerais, c’est que les gens voient qu’on est là pour Lavelanet pas pour la chose politique»

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auteur: Anne-Sophie Fontanet | publié le: 14/01/2013 | 19:04 | Lu: 9148 fois