Foix: Jacques Briand, Inspecteur d'Académie de l'Ariège fait sa rentrée des classes à l'École Nelson Mandela

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Fin les vacances… quelques 830 élèves ont fait leur rentrée ce matin à Foix comme partout dans le département de l’Ariège.
Mais ce matin à 8 h 30, c’était la première rentrée de Jacques Briand, le nouvel inspecteur d’académie qui a choisi l’école Primaire publique Nelson Mandela pour évoquer un dispositif expérimental déjà en place depuis un an: l’accueil des moins de 3 ans ou TPS (très petite section).
C’est un dispositif permettant aux jeunes enfants d’intégrer en douceur le système scolaire tout en respectant leurs rythmes et leur développement. Il s’inscrit tout comme la réforme des rythmes scolaires, dans le cadre de la loi de refondation de l’École.
Dans le département de l’Ariège il est appliqué à titre expérimental depuis la rentrée 2013 à l’école maternelle d’Ax les Thermes (où le poste perdure, il y a actuellement un appel à candidature et le recrutement d’un nouvel enseignant dans les jours à venir) et à l’école Nelson Mandela à Foix.
Accueilli dans la cour de récréation par le maire, Norbert Meler, Marine Bordes, l’élue en charge de ces dossiers et la directrice de l’établissement, les memebres de la délégation académique ont pris le pouls de cette rentrée en ville avant de se rendre au collège du mas d’Azil pour la rentrée du second degré.
«Ici les effectifs sont relativement stables, indique Marine Bordes, nous ne sommes pas loin du seuil maximum de capacité. Des travaux ont été réalisés pendant l’été au Cardié, ils sont achevés à Goron et à la cantine centrale où l’on met en place progressivement depuis l’an passé les circuits courts en travaillant avec la plate-forme centrale d’approvisionnement de la chambre d’agriculture. Jusqu’à présent les inscriptions à la cantine se faisaient au jour le jour, nous essayons de rationnaliser tout cela en mettant en place une inscription à la semaine, cela nous permettrait à terme de travailler davantage sur la qualité des produits.
Quant aux rythmes scolaires, nous poursuivons dans la continuité de ce qui se fait depuis un an déjà en partenariat avec les Francas du Pays de Foix (ils ont répondu à l’appel d’offre). Pendant 3 ans ils vont gérer les ALAE et le périscolaire. Sans oublier l’école de musique, la ludothèque, la bibliothèque, le centre nautique et les parents qui s’investissent assidument dans toutes les activités périscolaires»
Foix est une ville sportive, elle le prouve avec un tissu associatif très dynamique mais également au sein du système éducatif ou en primaire sur 35 postes d’enseignants, 3 sont dévolus aux professeurs d’éducation physique. «Tous les enfants de Foix savent nager à la sortie du CM2» précise Marine Bordes qui travaille actuellement sur le volet culturel: «il y a là une véritable fracture sociale que l’on veut réduire avec la création d’un passeport culturel donnant à tous un même accès à la culture. Nous travaillons sur ce dossier avec les intervenants et les associations»
Une articulation entre le monde de la petite enfance et celui de l’école maternelleSolange l’enseignante en charge du dispositif TPS accueille parents et enfants à 8 h 30 «ils sont actuellement 6 ou 7 mais9 places sont encore disponibles et il en arrive durant toute l’année scolaire. Nous travaillons en relation avec les services sociaux car il s’agit d’une population ciblée. Ce n’est pas une garderie ou une mini-crèche où l’on propose aux enfants de l’occupationnel mais bel et bien une classe qui prépare au graphisme, à la motricité, à la découverte du monde.
C’est opportunité pour ces enfants de pouvoir aller à l’école à 2 ans. Le bilan de la première année est très positif, ces enfants ont bien évolués au niveau du langage et de la sociabilisation. L’objectif aussi c’est de donner des règles aux familles et l’accueil à 8 h 30 est bénéfique pour tous, on démarre la journée ensemble, c’est un rituel !»
Des choix vont certainement devoir s’imposerJacques Briand, directeur académique des services de l’éducation nationale s’interroge sur la politique départementale car la nouvelle carte de la politique de la ville (Pamiers, Foix, st Girons) est loin de se superposer sur la carte des zones d’éducation prioritaire (Lavelanet, Vicdessos, Tarascon)… et à moyens constants les choix risquent d’être cornéliens. «Aurons-nous la volonté de développer dans un tel contexte l’accueil des moins de trois ans face aux priorités que nous imposent la nouvelle politique de la ville et les ZEP? Les moyens en personnel à dégager sur ce dispositif des moins de trois ans vient en supplément de ce qui existe déjà sur une enveloppe constante mais il existe ici un gros problème à gérer, c’est celui des remplacements».
Du point de vue pédagogique, l’inspecteur d’académie est convaincu que ce dispositif TPS (basé sur le qualitatif en matière d’accueil des moins de 3 ans et dons consommateur de personnel) a fait ses preuves: «j’en ai moi-même fait l’expérience sur l’académie d’Orléans-Tours. Que ce soit du point de vue de la sociabilisation, du langage pour les enfants ou des relations avec l’école pour les familles, les effets positifs sont incontestables.
Mais il s’agit de la politique à mener dans le département en terme de moyens disponibles… quoiqu’il en soit cela se fera en concertation avec les élus»
Au niveau national la scolarisation des enfants de moins de 3 ans concerne 11 % de la population ciblée et 9 % dans le département de l’Ariège.
Norbert Meler a précisé que la rentrée cette année se faisait tout de même dans de meilleures conditions que les années précédentes: «ne soyons pas amnésiques, on était à moins 20 postes il ya trois ans, on avait arrêté la formation des enseignants et depuis deux ans on tourne à moyens constants […] les moyens c’est important mais nous sommes également en mesure de nous rencontrer avec les élus et tenir un langage de responsabilité en fonction des priorités, il faut aller au-delà de nos égaux et être capable de lâcher un peu pour le bien de tous : un poste à Foix c’est bien mais c’est encore plus important de le maintenir dans le Quérigut !»
Jacques Briand souhaite travailler de concert: «ici c’est du qualitatif, c’est un choix ministériel mais à quelle hauteur peut-on mettre le curseur? C’est aussi le choix des élus qui sont partie prenante.
L’enjeu pour un département rural comme l’Ariège c’est de conserver la même qualité d’enseignement à n’importe quel endroit du département. Il faut pouvoir se mettre tous autour d’une table et évoquer tous les éléments du débat public. C’est mon engament pour l’avenir»
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