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Visite du centre névralgique de vidéo-protection de Pamiers: «un dispositif qui fait ses preuves au quotidien»

© midinews 2014
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Du 8 au 11 octobre, partout en France les Rencontres de la Sécurité déclinées localement par chaque préfecture selon les enjeux de sécurité de son territoire et les partenariats qu’elle a noué, permet de faire connaitre aux populations le travail de terrain des forces de l’ordre et dire aussi que la sécurité c’est l’affaire de tous.

En guise d’ouverture de cette manifestation, Nathalie Marthien, préfet de l’Ariège s’est rendue ce mercredi matin, accompagnée par Michel Pagès DDSP de l’Ariège au commissariat de police de Pamiers pour visiter le dispositif de vidéoprotection déporté puis au pôle sécurité de la mairie, rue des Carmes pour mettre en avant l’opération «Voisins vigilants»

Pour le préfet de l’Ariège ces journées de la sécurité sont l’occasion faire connaitre les outils mis en place pour assurer la protection des personnes et des biens: «les chiffres en matière de cambriolages ont baissés pour 2014, toutes les actions qui sont menées sur le terrain commencent à porter leurs fruits»

Pour Nathalie Marthien, la vidéoprotection est une aide précieuse «j’ai choisi Pamiers, car ce système fonctionne bien.

L’idée c’est de dire aux communes qui hésiteraient encore que la vidéo protection est très utile et apporte la sécurité dans une ville pour un coût relativement peu élevé
».
La vidéoprotection un dispositif d’accompagnement utile
C’est en ces termes que le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, a défini il y a quelques jours cet allié de poids pour les services de sécurité publique.

La ville de Pamiers s’est déjà dotée depuis quelque temps d’un dispositif de vidéoprotection de qualité, alimenté par la fibre optique pour un meilleur transfert des images. Douze caméras qui balaient nuit et jour le centre-ville, les squares, les places et certaines artères.

Derrière son mur d’écrans, l’opérateur s’il est intrigué, peut de son joystick zoomer sur une plaque d’immatriculation, un individu au comportement anormal.

«Elles tournent sans arrêt, peuvent être dirigées à distance et nous ont déjà permis d’élucider plusieurs affaires, rappelle Michel Pagès lors de la visite des locaux du commissariat de Pamiers. Vols, dégradations, activités délictuelles, c’est une aide efficace à l’enquête qui ne remplacera jamais la présence sur le terrain des forces de sécurité, mais qui nous aide à la prévention et à l’interpellation des suspects. Il y a aussi un côté préventif ou dissuasif important»

Élément sécurisant pour les commerçants du centre-ville, les opposants les plus récalcitrants se sont vite rendu compte que ce n’était pas Big Brother: «la mairie a expliqué le principe à travers des réunions publiques et à chaque installation de caméra une commission présidée par un juge se réunit avant son installation.

Outre le cadre juridique très strict, les fenêtres sur les images sont floquées et seuls les individus au comportement suspect nous intéressent. Il s’agit de vidéoprotection et pas de vidéosurveillance, encore moins d’atteintes aux libertés. Les enregistrements que l’on conserve 15 jours et qui nous sont régulièrement demandés (visionnage ou copies) par les officiers judiciaires dans le cadre d’une enquête pour confondre les suspects
»

Sans véritablement parler de baisse de la délinquance (elle s’est peut être déplacée ailleurs dans d’autres secteurs moins surveillés), André Trigano dont la préoccupation est le bien vivre et la sécurité de ses administrés parle lui de baisse des incivilités: «nous enregistrons une baisse des réclamations, les incivilités qui ont longtemps été le quotidien du centre-ville sont en train de se résoudre.

Ce sont des efforts qui payent et c’est la collaboration étroite que l’on a avec la Police, la Police municipale et la Gendarmerie qui nous permet d’atteindre de tels résultats
». Une efficacité qui a un coût, pour la ville de Pamiers 150 000 euros (avec une importante participation de l’État): «c’est la caméra déportée installée dans le quartier de Loumet qui nous a coûté le plus cher, car il a fallu faire venir la fibre optique. Mais nous l’avons annoncé dans le cadre de la campagne des dernières municipales, nous avons pour projet l’extension de ce dispositif à l’ensemble de la ville».
Au pôle sécurité de la Mairie, une dizaine de personnes veillent sur les Appaméens
 Gérard Mandrou, élu en charge de la sécurité présente les intervenants parmi lesquels deux médiateurs, Eric et Abdel: «interviennent ponctuellement en cas de conflits pour désamorcer les tensions avant d’envoyer des gens en tenue».

Devant les écrans l’élu précise que l’axe d’effort et de surveillance devant les écrans c’est surtout la soirée à partir de 17 h 30.

Un dispositif doublé avec des patrouilles de terrain «elles réalisent un important travail de sécurité de proximité». 

Selon le commissaire Pagès, ce système est une réussite. «Partout où les caméras sont installées, on enregistre moins d’incivilités, de dégradations, de vandalisme.

Cela est couplé à la présence 24 h/24 et 7j/7 aux patrouilles de la Police (nous avons deux patrouilles jour et nuit à Foix et Pamiers) et la vigilance des citoyens
».
La sécurité c’est l’affaire de tous avec l’opération «Voisins vigilants»
Parmi les personnalités lors de la visite préfectorale, un coup de projecteur porté sur une Appaméenne qui s’est distinguée le mois dernier.

En effet grâce à sa rapidité et à son témoignage elle a permis l’interpellation de deux jeunes femmes originaires des pays de l’Est, faisant l’objet de nombreuses fiches de recherche pour vols, des effractions réalisées dans toute la France, de l’Alsace à la région PACA en passant par la région parisienne et la Champagne. Madame A. (elle veut garder l’anonymat) avait remarqué le petit manège de ces deux jeunes femmes devant chez son voisin, elle n’a pas hésité à composer le 17 et «40 secondes après la police est intervenue» ajoute-t-elle encore étonnée par la rapidité d’intervention des forces de l’ordre.

«Preuve par l’exemple qu’appeler police ou gendarmerie c’est un acte citoyen, c’est protéger ses voisins et en fin de compte soi-même» conclut le commissaire Pagès.

Laurence Cabrol | 08/10/2014 - 19:08 | Lu: 17205 fois