On nous avait annoncé pour 2013 une édition historique… l’engagement de Bernard Chaubet et de Thierry Latorre sur l’épreuve était déjà un évènement en soi.
Car si au départ, il y a 30 ans, le Dakar avait construit son image sur le registre de l'aventure de «Monsieur tout le monde» partant avec sa voiture ou sa moto à l'assaut des déserts et des pistes d'Afrique, cette compétition est devenue très professionnelle, les amateurs faisant figure d'alibi aventureux, derrière les grosses écuries et leurs budgets colossaux.
Bernard Chaubet, accro de mécanique, avait repensé totalement son véhicule en atelier, trouvant des astuces pour gagner de la place et du temps en cas de pépin mécanique.
Il nous confiait avant le départ: «cette voiture, je l’ai faite à 95%, elle est équipée comme en 2004 mais j’y ai ajouté un tas de petites innovations personnelles. Je serai quasiment néophyte sur le sable mais je sais que la voiture est capable, alors c’est à nous de jouer»
Loin d’être impressionné par le défi physique (il avait déjà fait le Dakar dans une équipe d’assistance en ne dormant que 2 à 3h par nuit), il s’était lancé un défi personnel dans cette épreuve car c’est aussi pour son fils, Stéphane, disparu tragiquement dans un accident de la route, qu’il voulait terminer cette couse mythique.
Avec son copilote, Thierry Latorre, ils ont tenu le rythme soutenu de l’épreuve, avec le franchissement de la Cordillère des Andes à 4 975m d’altitude, les torrents de boue ou les dunes interminables du littoral pacifique.
Jusqu’à la fin, le matériel et les hommes ont été mis à l’épreuve: «de l’avis général sur le bivouac, c’est un Dakar extrêmement dur, impitoyable pour la mécanique et bien sûr les équipages…
Nous sommes les seuls privés qui restent en course, malgré la casse de la fourchette de la boite de direction! Nous sommes très heureux d’être au départ de cette dernière étape» indiquait Bernard, la veille de cette 12e étape, une spéciale de 625 km, reliant La Serana à Santiago.
Et quel bonheur d’apprendre, tard dans la soirée de samedi que l’objectif était atteint: la Mitsubishi n°412 est arrivée 70e sur cette ultime étape (87e au général).
Le pari du team ariégeois était bien tenu: ils sont arrivés à couvrir la 34e édition du Paris Dakar et la 5e du genre en Amérique latine, soit plus de 8000 km en 15 jours.
«C’est énorme pour moi d’avoir accompli ce rêve» commentait en direct Bernard Chaubet, transporté par la joie. «Merci à tous ceux qui nous ont fait confiance dans cette aventure»
Aucun Ariégeois n’avait jusqu’à présent réussi un tel challenge: Thierry et Bernard ont fait le Dakar, se payant le luxe d’arriver 87e au général, soit à 50 heures du leader, Stéphane Peterhansel et sa puissante écurie!
D’ici quelques jours, le team ariégeois sera de retour au pays, des étoiles dans les yeux et des souvenirs à partager avec tous les amis.
- SLBB: Tako Coulibaly-Tinnirelo finaliste des trophées «Femmes sur tous les terrains»
- Ju-Jitsu: la Couserannaise Suzanne Endtz, 3ème au championnat de France sénior
- Sport adapté: le défi des Ecureuils Critouriens
- Rugby ariégeois: la saison dans le rétro
- Championnat de ligue de golf: une centaine de visiteurs en Séronais et heureux d'y être venus!
- Course à pied: «Défi cathare» pour le Spiridon club du Pays d'Olmes
- Une journée placée sous le signe du hand-santé au Handball Club Lavelanet Pays d'Olmes
- Ecoles de football ariégeoises: les comptes-rendus du week-end
- Lavelanet: beau succès pour la Fête du Mini Basket ariégeois
- La Casartelli, comme une cerise sur le... Tour de France
- Les échos du ballon rond ariégeois chez les seniors
- Rugby ariégeois: champions à plus d'un titre...

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





