Consommation: les repas des fêtes passés au peigne fin par les services de l'État

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Jouets non conformes, foie gras d’origine douteuse ou guirlandes lumineuses défectueuses… en multipliant les contrôles les services du pôle «protection du consommateur» de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations (DDCSPP) font de drôles de trouvailles en cette période de l’année.

«Les contrôles sont réalisés toute l’année au stade de la fabrication des produits et de la première mise sur le marché, explique Daniel Lafon, chef de ce service.

Mais pendant la période des fêtes, nous renforçons nos contrôles sur les produits festifs, commercialisés en fin d’année, chez les petits commerçants ou dans la grande distribution, que ce soit les jouets, les cadeaux ou le volet alimentaire avec le foie gras, les volailles ou les fruits de mer».

Ce matin, Daniel Lafon et Bernard Labat réalisent un contrôle inopiné au rayon poissonnerie et au bar à huitres de l’Intermarché Pyreval à Pamiers.

Après s’être annoncés à l’accueil du magasin, les deux inspecteurs se dirigent au rayon poissonnerie où Raquel, la chef de rayon se tient à leur disposition.

À quelques heures du réveillon de Noël, la noria des caddies se bouscule dans les allées de l’hypermarché et l’envie de faire plaisir, de se faire plaisir est palpable à tous les coins de gondoles. La poissonnerie de l’enseigne est très fréquentée à cette époque de l’année si bien que du personnel intérimaire vient compléter le dispositif habituel.

«Nous sommes livrés tous les jours à la poissonnerie et avec le bar à huitres nous mettons en avant la qualité et la diversité de nos produits» précise Raquel qui avoue avoir actuellement une grosse demande.

Avec les fêtes de fin d’année, c’est 30% d’activités en plus sur ce type de rayon en quelques jours seulement. Preuve que le poisson et les fruits de mer ont la côte ainsi que les produits d’exception comme le turbot, le bar de ligne, les noix de St Jacques ou le saumon sauvage.

Zone de capture, prix, traçabilité, date de conditionnement, calibrage, lieu d’élevage… les fins limiers de la répression des fraudes, protection des consommateurs, passent étiquettes et bordereaux au crible.

Évidemment qu’un poisson remonté du chalut n’est pas identique à celui pêché à la ligne, la chair de celui qui est prélevé en pleine mer n’a rien à voir avec celle du poisson d’élevage nourri aux croquettes et gavé d’antibiotique… mais toutes ces nuances influant sur le prix doivent être portées à la connaissance du consommateur afin de lui donner le maximum d’informations lui permettant d’orienter son choix.

«Certains critères obligatoires doivent figurer sur les étiquettes comme la dénomination de l’espèce vendue, l’origine de la pêche, le mode de pêche et le prix, précise Daniel Lafon, globalement satisfait de son intervention.

Il y a eu quelques petits rappels sur l’affichage de la zone de pêche. Les étiquettes doivent offrir une foule d’informations, préciser le prix bien sûr, mais aussi l’origine de pêche (la zone globale - Atlantique est par exemple - et les sous zone de pêche - Manche, mer Baltique), la date limite de consommation (ou date de conditionnement selon le produit) mais aussi le mode de pêche utilisé (filet maillant, chalut, ligne)…

Globalement le rayon est très correct les poissons sont présentés sur glace ce qui maintien la température, il y a de la qualité et de la fraicheur
».

C’est en tout cas le crédo du nouveau directeur du site, Benjamin Laridan: «nous faisons tout pour que le client soit en mesure d’acheter au meilleur prix avec des informations sur la provenance et une traçabilité optimale du produit…

On ne peut pas tricher là-dessus et c’est un travail en partenariat avec les services de l’État toute l’année. De plus avec l’ouverture du bar à huitres, la fraicheur se déguste directement au magasin, nous avons besoin de cet indispensable suivi
».

L’Opération Fin d’Année (OFA), pilotée par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) et la Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) a démarré mi-novembre et s’achèvera début janvier.

La DDCSPP 09, chargée de mettre en ouvre l’OFA dans le département, s’appuie sur le service Protection des Consommateurs (PC) composé d’agents de la DGCCRF pour le service protection des consommateurs, trois domaines d’intervention sont privilégiés: la loyauté des transactions et la bonne information des consommateurs, la sécurité des produits non alimentaires (jouets, sapins artificiels, guirlandes électriques…), la qualité, la sécurité des produits alimentaires.

Laurence Cabrol | 23/12/2015 - 18:09 | Lu: 32538 fois