Le redoux annoncé pour le week-end et la semaine à venir ne saurait nous faire oublier que les températures moyennes enregistrées par Météo France sont 1,3° en dessous de la normale et que l’ensoleillement accuse un déficit de 30%.
Quant aux précipitations, pas de souci cette année pour les nappes phréatiques et les retenues d’eau puisque la pluviométrie moyenne sur l’ensemble du pays est supérieure de 25% à la normale, sans compter la fonte des neiges généreuse ce printemps à la vue du niveau des cours d’eau…
Une météo bien capricieuse en Ariège où la neige a encore fait son apparition à basse altitude. Et un impact important sur les récoltes et les cultures qui accusent un retard important.
«Nous enregistrons trois semaines de retard végétatif, explique un technicien de la Chambre d’Agriculture. Un impact sur le rendement de blé, de maïs ou de colza qui pourrait à terme faire mal. A moins qu’il y ait un printemps exceptionnel pour rattraper ce retard»
Du côté des maraîchers la note risque d’être salée
«Nous avons un retard considérable et à cause du froid, des difficultés à travailler en extérieur avec les semis de printemps» indique Fabien Fournier, maraîcher Bio à Dun qui enregistre déjà une baisse de production.
Mêmes effets en Basse Ariège chez Laetitia Nicaise: «les légumes de printemps ne sont pas encore arrivés et ceux d’hiver sont terminés. Les champs sont gorgés d’eau et les écarts de températures sont spectaculaires… il ne faudrait pas que ça dure !»
Une production maraîchère qui globalement accuse un retard de trois semaines. Les raisons sont bien connues des professionnels: «c’est le manque d’ensoleillement, des températures peu clémentes, un cocktail qui agit sur les plantations en pleine terre ou sous serres»
Séverine Ferrié-Ferrand est maraîchère à Roumengoux. Installée depuis six ans, elle a créé depuis bientôt trois ans une enseigne commerciale au hameau de Séniès «Le Panier de Séverine» du nom de l’association de producteurs qu’elle a réussi à fédérer afin de promouvoir la vente directe et les productions locales.
Cette année la jeune productrice accuse le coup: «heureusement nous avons les asperges car la production des légumes d’hiver est terminée et les aubergines, poivrons sortent à peine de terre. Quant aux haricots verts nous aurons plus de vingt jours de retard sur la récolte précédente… Il faudra attendre juin pour avoir les légumes de printemps !»
Le calendrier est malmené, la production s’en ressent et les rendements aussi. Si bien que ses projets pour la réalisation d’une nouvelle boutique au hameau de Séniès attendront des jours meilleurs.
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