Né il y a 10 jours, le bébé anaconda jaune se porte plutôt bien après sa première mue.
Ce vendredi après-midi, il devait consommer son premier repas: un souriceau ou un bébé rat.
Cette naissance ravit les propriétaires de la ferme des reptiles autant qu’elle les surprend. Car elle intervient quatre ans après la dernière fécondation. «J’ai décidé il y a quatre ans de ne plus tenter la reproduction suite à deux accouplements avec des pontes stériles» résume Pierre Banzept.
Cette naissance est donc à mettre sur le compte d’une autofécondation ou d’une conservation quatre ans après avec le sperme du partenaire. «Sur trois bébés arrivés à terme, un seul à survécu» révèle le propriétaire.
Les quatre mois de gestation de la maman sont passés pratiquement inaperçus auprès du personnel. «La seule indication qui aurait pu me permettre de comprendre, c’est que quelques jours avant la naissance, elle refusait de manger» poursuit Pierre.
En mangeant son premier souriceau, l’estomac de ce bébé anaconda s’habituera à ce processus hors norme. Sa mère quant à elle mange déjà des lapins dans son vivarium chauffé à 30° avec 90% d’humidité. Elle y vit avec un autre anaconda jaune et un plus gros vert.
«La naissance d’un anaconda n’est pas commun car les anacondas jaunes peuvent faire jusqu’à 25 bébés en une portée, et les anacondas verts 60 à 80. On réfléchit avant de reproduire ce type de bête !»
Concurrencer l’importation d’animaux sauvages
A seulement trois kilomètres de la Bastide de Sérou, la ferme des reptiles a su trouver son public. Il y a 17 ans, c’est sur les bases d’un élevage que celle-ci a été créée.
«Le but de la ferme des reptiles, c’est de contrecarrer l’importation d’animaux sauvages. Et vu l’intérêt du public, on a décidé d’ouvrir le vivarium aux visiteurs avec une présentation et une découverte des animaux»
Des tortues, dont les géantes des Seychelles, des serpents non venimeux comme couleuvres, pythons, boas mais aussi des serpents venimeux (crotales, cobras, vipères) côtoient des lézards plus ou moins grands et des caïmans. Une centaine d’espèces est recensée dans la ferme dont 80% sont nées ici à Allières grâce au travail de reproduction.
L’air ariégeois leur convient plutôt bien «et les animaux nous le rendent bien grâce à une bonne reproduction». Chaque année, Pierre et sa fille participent à des salons spécialisés pour vendre quelques spécimens à des acheteurs dont ils vérifient les aptitudes et qualités pour adopter de tels reptiles.
- Verniolle: de plus en plus nombreux à dire oui à une ruche qui permet de manger bon et juste
- Des biscuits à croquer qui donnent une seconde jeunesse au moulin de Sinsat
- L'Ariège en trois portraits pour un prime time sur la nouvelle chaîne Campagnes TV
- L'esprit country a soufflé sur Pamiers pendant trois jours
- Hébergement insolite dans un tipi pour un séjour éco-responsable à Saverdun
- Légion d'Honneur: des Ariégeois dans la promotion du 14 juillet 2013
- Les wikipearl: nouvel art givré signé par le glacier couserannais Philippe Faur
- Jean-Louis Orengo et son équipe au Mont-Saint-Michel pour de l'ichnologie
- L'Hippomobile développée par le Sictom pour la collecte des cartons, «c'est pas du folklore»!
- Le Taikiken, une école d'art de combat japonaise qui fait des adeptes en Ariège
- Allières: naissance insolite d'un anaconda jaune à la ferme des reptiles
- La truite Bio de Montferrier, une success-story familiale






fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





