C’est l’une des dernières «ruches qui dit oui» à s’être installée en France, et elle se trouve à Verniolle.
Un projet monté par une bande d’amis à Paris il y a 4 ans et qui a eu vite fait de se développer. Depuis le 19 juillet, Isabelle Delort a lancé celle de Verniolle qui avait alors 39 inscrits. En seulement deux semaines, elle est passée à 139 inscrits. «J’ai un accueil formidable. La ruche, c’est que du bonheur» s’extasie-t-elle.
Le principe est simple, il ressemble un peu à celui d’une Amap mais se déroule sans engagement et de manière gratuite.
Tout passe par internet, de l’inscription à une ruche à la livraison des paniers, ici au restaurant «Les saveurs fermières» place de l’hôtel de ville à Verniolle. On effectue alors commande et paiement en ligne et on vient récupérer ses victuailles chaque vendredi entre 18h30 et 20h30.
«Aucun panier n’est imposé, chacun choisit ce qu’il veut et peut commander à son rythme et pas forcément toutes les semaines. C’est un système très libre autant pour le consommateur que pour le producteur» explique Isabelle.
Manger bien, manger sain, manger local
Depuis un an, elle tient une ruche à Perpignan. Elle continuera ses navettes en Pyrénées-Orientales en plus de Verniolle. Si elle ne retire que très peu d’argent de son engagement, c’est pour l’idéologie du projet qu’elle participe la plupart du temps bénévolement.
«Ces ruches ont une mission de lien social et de bien manger. Chaque producteur livre 2h avant la distribution pour qu’on ait le temps de faire les paniers. Le jeu est de faire travailler des producteurs les plus locaux possibles afin de les aider à se pérenniser»
Une vingtaine de producteurs sont déjà partenaires, une quinzaine sont à venir comme la fromagerie de la Core pour du Bethmale ariégeois ou le domaine de la Trille pour du veau.
L’avantage pour les Ariégeois, c’est qu’ils peuvent bénéficier aussi de produits des Pyrénées-Orientales car le concept exige que les producteurs se trouvent dans un rayon de 250 km maximum.
Ainsi, des poissons de la Méditerranée pêchés à Canet en Roussillon aussi bien que de l’huile d’olive ou de la gelée thym romarin sont disponibles à l’achat en plus de produits plus ariégeois.
«Pour sélectionner les producteurs, je vérifie comment les gens travaillent. J’essaie d’éviter l’agriculture intensive, je fais attention aux élevages. Dans tous les cas, Il faut que ce soit fermier» insiste-t-elle.
Le coût lui, se rapproche à quelques centimes près des prix pratiqués sur les marchés locaux avec l’avantage d’une marge intéressante pour le producteur. Du bio labellisé ou pas mais aussi des producteurs traditionnels en culture raisonnée, c’est le choix fait par Isabelle pour servir ses clients.
Deux nouvelles ruches ariégeoises à venir
Face à la demande et l’engouement de ce système, Isabelle est en train de créer une nouvelle ruche à Mirepoix.
Une autre ruche va ouvrir très prochainement à Gaudiès. «Je suis en lien avec la personne qui est en train de la monter, il n’y aucune concurrence entre nous car nous faisons surtout cela pour la philosophie du concept»
D’autre part, l’association «les amis de la ruche» va voir le jour permettant la diffusion d’informations sur le «bien manger». A la clé, des stages sur l’alimentation, des interventions dans les écoles et autres animations gastronomico-musicales.
Plus d’info sur http://www.laruchequiditoui.fr/1075
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