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Le Taikiken, une école d'art de combat japonaise qui fait des adeptes en Ariège
03/07/2013 | 18:43
© MidiNews 2013

Le geste est précis, le mouvement juste et la technique rigoureuse... c’est une véritable pratique martiale, cependant bien moins médiatisée que le judo ou le karaté mais qui commence à faire des adeptes dans le département de l’Ariège depuis qu’Alain Stoll, revenu du Japon où il a vécu près de dix ans, a lancé son académie.

C’est sur les hauteurs du village d’Ilhat que ses élèves (ils sont aujourd’hui une trentaine) se sont retrouvés, en osmose avec la nature, pour un stage de fin de saison.

Un peu d’histoire
Le Taikiken est un art martial japonais, grandement inspiré du Yi Quan chinois.

A l’origine, Sawai Sensei officier japonais membre du corps diplomatique, découvre cette pratique auprès de Maitre Wang Yu Sen, dans la Chine des années trente.

De retour au pays, il commence à enseigner le Tai Ki Shi Sei Kenpo (se traduit par «boxe de la grande énergie de la vérité sincère») dans la région de Tokyo d’où il est originaire et où il se construit une solide réputation de combattant.

Un enseignement confidentiel, au-delà du loisir, un véritable art de vie
Enseigné confidentiellement depuis sa création à une poignée d’adeptes du Budo déjà confirmés, il est resté dans l’ombre de la sphère martiale.

Au Japon, le Taikiken est pratiqué par quelques centaines d’adeptes répartis sur une dizaine de dojos, il s’exerce dans les parcs ou parfois dans les gymnases.

Depuis les années 70, il commence à pénétrer discrètement l’Europe mais reste encore à ce jour quasiment inconnu du grand public.

Pour les néophytes, vu de l’extérieur, on a l’impression qu’il s’agit d’un mix de gestes d’auto-défense et de gymnastique énergétique douce. «Cette pratique fondamentale participe à la méditation debout, sa structure technico-énergétique est dépouillée du superficiel et de l’inutile pour aller directement à l’essentiel, explique Alain Stoll. Par la posture immobile on travaille sur le mouvement, on prend conscience du corps, l’énergie se construit, se travaille»

Le maître ariégeois du Taikiken avoue que l’enseignement de cet art martial authentique est un véritable sacerdoce: on ne le choisit pas par hasard et la sélection est rigoureuse. «On ne consomme pas cet art martial comme on le ferait pour d’autres. Avant d’accepter de prendre un nouvel élève j’ai un entretien préalable avec lui pour sonder ses motivations .Car au-delà d’un loisir c’est un art de vie»

Il faut faire preuve de beaucoup de modestie et de persévérance. Alain Stoll a intégré le dojo de Taikiken de Tokyo en 2005, ce n’était pas gagné d’avance pour un occidental. Après avoir obtenu le titre de Renshi il est revenu s’installer dans le sud-ouest pour transmettre son savoir et perpétuer la chaîne léguée par ses Sensei.

Le Taikiken sort de l’ombre
Depuis trois ans, il enseigne cette pratique en Pays d’Olmes où il retrouve ses élèves deux fois par semaine (mercredi et vendredi de 18h30 à 20h) au nouveau gymnase de Lavelanet avant d’ouvrir une nouvelle antenne à la rentrée à Foix au Club Léo Lagrange.

Pour en savoir plus:

Alain Stoll: 06 48 99 73 88
http://www.seishinkan-kenpo.org


Bibliographie d’Alain Stoll

«Parcours d'un adepte» en 1999 aux éditions Trédaniel et «Abécédaire des Arts Martiaux» en 2000 aux éditions L'Archer Publication Universitaires de France.

Un nouvel ouvrage: «Précis Technique Taikiken» est en cours de finalisation couplé avec un DVD qui devrait être édité fin 2013.
actualites Ariege
auteur: Laurence Cabrol | publié le: 03/07/2013 | 18:43 | Lu: 9590 fois