C’est en avril 2011 que la SCIC, la société coopérative d'intérêt collectif, était mise en place pour conduire les rênes de l’abattoir de Saint-Girons portant sur elle les espoirs de toute une filière pour le devenir de ce centre d'abattage et de transformation en Couserans.
Une société coopérative sur le modèle d’un homme, une voix, qui réunit 5 collèges (comprenant 3 grossistes, 110 agriculteurs, 15 bouchers, la communauté de communes et les quelques 10 salariés que compte la structure), chacun étant détenteur de parts sociales.
L’ensemble est présidé par Jean-Jacques Méric (maire de Caumont représentant le collège des élus de la communauté de communes) et dirigé par Christophe Gouazé, issu du collège des éleveurs. Une administration collégiale qui se veut exemplaire et qui repose sur une répartition claire des missions.
La communauté de communes supporte pour l’heure les investissements. Des travaux de modernisation et de mise aux normes évalués à près de 350 000 euros sont programmés dans les mois à venir.
La SCIC, gestionnaire de l’ensemble, fait son affaire de l’exploitation de l’abattoir. «Cette architecture est fondamentale aujourd’hui, estime Jean-Jacques Méric, la communauté de communes le tient à bout de bras en prenant en charge les investissements et en allant chercher les partenaires financiers via le PRR, notamment»
«L’abattoir atteint sa vitesse optimale»
«L’abattoir était calibré pour un tonnage à 2.000 tonnes, précise le président, on arrive à la vitesse optimale»
De fait, estimé à 1.500 tonnes, «le point d’équilibre est atteint, confirme le directeur, avec près de 1.700 tonnes traitées aujourd’hui», même s’il reconnaît encore que «c’est juste juste pour faire face aux charges»
Ici, on effectue «tous types d’abattages: les bovins avec près de 780 tonnes constituent le cœur de marché. Viennent ensuite le porc (470 T), les ovins (253 T), puis le veau et les caprins. On travaille beaucoup avec les éleveurs locaux, confirme Christophe Gouazé, comme avec les bouchers et charcutiers qui jouent un rôle important dans notre activité, sans oublier la grande distribution locale.
Avec la crise parallèlement, les consommateurs se réveillent, les Ariégeois sont des viandards, la consommation locale est forte d’autant qu’au moins on connait l’origine de la viande» explique-t-il en référence aux problèmes de la viande de cheval ou plus récemment de mouton.
Pour autant, une tendance à l’augmentation des prix se fait sentir sous l’effet d’une part de la double pression des industriels et de la distribution ou du renchérissement des matières premières comme les céréales dans un marché dont la zone de chalandise s’étend de Narbonne à Perpignan et Toulouse qui pèse lourdement face au marché local.
Une filière bio tend à se développer, «y a un créneau à prendre», mais les volumes sont encore faibles d’autant que cela suppose «un gros travail sur la production avant l’abattage»
Quoi qu’il en soit et sous l’effet d’une législation de plus en plus contraignante, de gros efforts sont portés en faveur de la qualité des process, des conditions de réception, d’abattage puis de stockage, comme en témoigne la présence de la qualiticienne Lucie, en contrat d’apprentissage: «on est surveillés de A à Z, chaque jour un inspecteur vétérinaire est présent. On est classés en catégorie deux sur une échelle de 5, c’est plutôt satisfaisant»...
Et de bon augure pour le devenir de l’abattoir, «il y a une grosse volonté de la communauté de communes pour préserver cet outil indispensable, dira Jean-Jacques Méric, mais on ne sait ce que réserve l’avenir avec les élections qui approchent… quelle sera la position des élus, alors»
Pour Christophe Gouazé, le verdict est sans appel: «après Lédar si on perd l’abattoir… c’est la fin»
Espérant un soutien plus affirmé de la chambre d’agriculture à l’image de celui démontré pour l’abattoir de Pamiers, pour l’heure c’est un autre grand projet qui se prépare en assemblée chez les membres de la SCIC: la participation à la prochaine foire exposition de l’Ariège et du Couserans avec notamment présentation du bétail, vidéos et un grand repas à base de grillades, locales bien sûr, pour ce qui ressemble à une opération de séduction, véritable vitrine pour la qualité de toute une filière. On s’en lèche les babines d’avance!
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