«Nous avons assurément une perte d’activité qui va se ressentir sur notre chiffre d’affaires, même si elle est difficile aujourd’hui à évaluer»
Mme Arrighi, épouse de Laurent, tous deux tenanciers de l’hôtel-restaurant «de la Tour» plutôt coté à Saint-Lizier, sont pour le moins inquiets devant une situation qui s’éternise.
«Il y a plein de gens qui avaient réservé qui annulent car ils craignent de perdre ensuite énormément de temps à redescendre sur Saint-Girons»
Le 27 janvier dernier, nous nous faisions écho de l’éboulement sans gravité d’un mur de pierre bordant le chemin de Basterne. Axe névralgique emprunté par nombre de riverains et des connaisseurs s’évitant ainsi la traversée de Saint-Girons.
Près de trois mois après, le Chemin de Basterne reste toujours interdit par arrêté municipal à la circulation. Seules les personnes se rendant à La Poste sont autorisées à l’emprunter avant de revenir par là ou elles sont venues pour se rendre ensuite sur Saint-Girons.
Des «coûts astronomiques» pour la remise en état
Propriété d’un retraité de la région toulousaine, la maison et le terrain mis en cause n’ont que récemment fait l’objet de la visite des experts.
Début avril seulement, c’est l’assureur du propriétaire qui venait expertiser les dégâts pour évaluer les dommages et incidemment le niveau de garanties. Son rapport est attendu d’ici une quinzaine de jours.
Suivi de près par les services de RTM – Restauration des terrains de Montagne - venus sur place le 4 avril qui ont rendu depuis leurs conclusions. «Le mur en pierre sèche attenant à la voie communale s’est effondré sur 10 mètres linéaires, rapporte Jean-Louis Rouzaud des services municipaux de la mairie de Saint-Lizier. Des parties de murs restent affectées sur une longueur de 2 mètres de part et d’autre de la brèche»
Aussi, devant une météo toujours incertaine et face aux risques d’éboulements de roches et de terres aggravés par les vibrations si le passage était rouvert aux voitures, il a été décidé de maintenir la voie fermée.
«Peut-être n’avons-nous pas pris conscience immédiatement des conséquences, s’interroge le technicien de la mairie, devant une affaire qui relève du privé et aujourd’hui encore le maire ne souhaite pas prendre la responsabilité de rouvrir l’accès compte tenu de ces rapports.
Cependant, Etienne Dedieu, le maire, s’active pour faire avancer les choses. Le propriétaire aussi a fait faire plusieurs devis pour son assurance. Les sommes sont astronomiques et vont du simple au double si l’ensemble du mur devait être refait»
Pas loin de 100 K€ aurait ainsi été chiffrés et encore reste maintenant à négocier avec l’assurance voire les artisans avant que de débuter les travaux dont on ne connaît ni la durée ni l’impact sur la circulation.
Le boulanger dont la situation est la plus critique pousse un cri d’alarme
«Je suis très inquiet et en colère. Tout ça me fout par terre»; s’il y en a un en particulier qui s’estime menacé, c’est Michel Soum, boulanger depuis 17 ans sur la localité.
«Je subis de plein fouet l’évasion des clientèles. Le problème c’est que je ne suis pas sûr de les retrouver ensuite lorsque tout sera rétabli»
Propriétaire aussi de la boulangerie Soum en plein cœur de Saint-Girons, il l’affirme toutefois: «les clients ne vont pas du coup à Saint-Girons»
Déjà très affecté par les travaux récents sur le pont de Saint-Lizier et par les conditions météo qui ont rendu l’accès très difficile à sa boulangerie en pleine montée, M. Soum sort d’une période de surveillance après avoir frôlé la faillite.
«Je suis déjà très fragile et cet effondrement complique les choses. Je crains de devoir fermer et de me retrouver à la rue! Ce sont 8 emplois qui sont menacés car si je suis contraint de fermer ici je ferme aussi sur Saint-Girons. Il faut savoir que je perds jusqu’à 50% de chiffre certains jours»
Boulanger très apprécié, réputé pour la qualité de ses pains et viennoiseries faits maison, ce que demande maintenant Michel Soum est que la mairie fasse accélérer les choses «pour rouvrir la route très rapidement» et surtout le tienne informé au minimum, lui qui regrette «de n’avoir pas eu de réponses à ses courriers et appels»
Si pour le boulanger, la situation est dramatique elle est aussi très compliquée pour tous ceux qui se rendent à l’école Fanny Reich et ceux qui empruntent le croisement dit de la bascule, seul accès vers Saint-Girons, la route de Taurignan-Vieux étant bloquée.
«Aux heures de pointe, entre midi et deux et le soir, pour les parents d’élèves de l’école Fanny Reich c’est extrêmement compliqué» confirme Mme Arrighi.
«Il nous est arrivé d’avoir des embouteillages aux feux depuis le carrefour de Saint-Girons jusqu’au niveau de la grande surface, confesse M. Rouzaud. Du coup certains commettent des imprudences et empruntent la rue du Colombier, pourtant en sens interdit et réservée aux riverains» s’inquiète-t-il.
«Nous faisons tout ce qu’on peut, assure néanmoins Jean-Louis Rouzaud, maintenant la balle est dans le camp du propriétaire et de son assureur. Nous sommes prêts à l’aider s’il le faut»
Pour la Cité de Saint-Lizier, phare des collections Ariège des Grands Sites de Midi Pyrénées, qui a préférer renoncer à son label «des plus beaux Villages de France» faute de moyens pour accéder aux demandes des instances qui régissent le label, notamment pour une meilleure fluidification des accès et stationnements, la situation devient donc épineuse à l’orée d’une nouvelle campagne touristique estivale dont nombreux sont ceux qui en attendent des retombées, enfin positives.
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