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Mas d'Azil: Augustin Bonrepaux poursuit sa visite des cantons ariégeois
15/04/2013 | 21:43
© MidiNews 2013

Augustin Bonrepaux, Président du Conseil général de l'Ariège, tenait jeudi dernier une réunion publique au Mas d'Azil.

Entouré de plusieurs conseillers généraux, il a répondu aux questions des Ariégeois venus au centre multimédia ou à celles postées par courriel sur le site du Conseil général.

Une organisation bien rodée, avec présentation rapide, à travers un film d'animation, des différentes actions du Conseil général. Puis, place aux échanges.

Un grain de sable cependant: des membres du CAFCA, Collectif d'Autodéfense Face Au Contrôle de l'Administration, distribuent avant le début de la séance, à toutes les personnes présentes, une lettre ouverte à M. Bonrepaux, dénonçant «l'acharnement de l'administration sur les pauvres, notamment les discrètes mais régulières radiations du RSA»

Le département, sur la ligne du RSA, est en cessation de paiement
Le président annonce d'emblée que «l'Ariège est, en ce qui concerne le RSA, en situation de cessation de paiement»

Il rappelle qu'en 2012, les bénéficiaires de cette prestation ont augmenté de 10%, ce qui a engendré de fortes dépenses pour le Conseil général, alors que la participation financière de l'Etat n'évolue pas.

«J'ai donc effectivement téléphoné au ministre pour lui signifier que le Conseil général ne pourrait payer davantage que les 2 millions d'euros prévus pour cette ligne budgétaire»

Pour le CAFCA, les Commissions de Solidarité Territoriale auxquelles sont convoqués les bénéficiaires du RSA sont en réalité «des tribunaux pour chômeurs», visant à «sortir les RSAstes du dispositif, c'est-à-dire à suspendre les allocations»

Le président Bonrepaux se défend d'adopter une telle politique mais reconnaît avoir demandé à la Caisse d'Allocations Familiales «d'effectuer des contrôles pour vérifier que tous les bénéficiaires du RSA avaient réellement besoin de cette prestation.

Or,
explique-t-il, des détournements de la loi ont été découverts, entraînant un recours devant les tribunaux. En Ariège, on comptabilise 6 000 allocataires du RSA. Il faut ramener à l'emploi ces personnes-là»

Le conseiller général André Montané revient sur le RSA et le fonctionnement des CST. Il insiste sur la signification du sigle RSA: «c'est un Revenu de Solidarité Active, et non pas passive. L'allocataire a six mois pour obtenir un contrat et accepter l'accompagnement. Si rien n'a été signé après ce délai, un rendez-vous est pris avec les services qui lui apportent des conseils et lui attribuent un référent unique. Trois mois de réflexion lui sont encore laissés.

Si les démarches ne sont toujours pas suivies d'effets, le RSA peut être en effet suspendu, en prenant en compte la situation familiale et surtout les enfants. Puis une relance des recherches d'emploi est encore proposée sur trois mois. Les emplois d'avenir et les contrats de génération sont des solutions à ne pas négliger, pouvant déboucher après trois ans sur un emploi pérenne
»

La réunion publique a été aussi l'occasion d'aborder des thèmes différents, moins polémiques, notamment l'accès au haut débit, la construction d'un gymnase au collège, la culture, la numérisation des Archives départementales; mais aussi les travaux de la grotte du Mas d'Azil ou ceux de la station d'épuration de la commune, et la réforme du rythme scolaire, appliquée dès 2013 pour 98% des élèves ariégeois.

Le président s'est félicité des nombreuses questions posées par les habitants du canton, quel qu'en soit le contenu. Il y a répondu sans détours, avec les conseillers généraux Raymond Berdou, Henri Nayrou, Robert Zonch, André Montané et Christine Téqui.

Prochaines étapes de cette tournée des cantons ariégeois, le mardi 16 avril à la Bastide de Sérou, puis le jeudi 18 avril en Vallée de Vicdessos.

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auteur: CD | publié le: 15/04/2013 | 21:43 | Lu: 7428 fois