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Saint-Girons: un trait d'union qui reste à tracer pour l'association des commerçants
02/05/2013 | 18:32
© MidiNews 2013

Saint-Girons dispose d’un appareil commercial dimensionné pour une ville de 25 à 30.000 habitants, il est donc vital d’aller chercher des clients si l’on veut éviter la fermeture d’un commerce sur trois.

Repris par David Lemasson, président de l’association Trait d’Union, qui regroupe tous les commerçants, artisans, professions libérales et industriels de Saint-Girons et de ses vallées, ces propos liminaires tirés d’une étude récente, ont le mérite de planter le décor.

Même si lors de cette assemblée générale des commerçants un manque d’acteurs, criant, a largement été déploré. Avec François Murillo présent en compagnie de sa conseillère municipale en charge de ces aspects, Carole Duran-Fillola, on dénombrait une petite quinzaine de personnes.

Hormis des problèmes récurrents soulevés par Khalid ou encore Vincent, de «rues sales, où traînent les chiens, souvent en travaux, caractérisées par des actes d’incivilité sur la voie publique», c’est l’absence de parkings qui a été dénoncée cruellement.

Eléments finalement secondaires d’un état des lieux encore plus alarmant: «plus de 350 commerçants sont répertoriés (environ 150 adhèrent à l’association) dont 70% concentrés sur Saint-Girons. Mais avec 60 pas de portes fermés, le secteur commercial saint-gironnais donne une mauvaise image, peu attractive ou dynamique, concurrencé par internet avec pour résultante, selon David Lemasson, des chiffres d’affaires en baisse et des vallées qui se vident»

Une image parfois rédhibitoire pour un secteur qui par ailleurs compte beaucoup sur les clientèles toulousaines et touristiques attirées par le ski, le thermalisme ou encore la Cité de Saint-Lizier, les activités de pleine nature ou le terroir considérés «comme de réels point forts» et alors que les amplitudes horaires des commerçants ne sont pas toujours adaptées.

Une faiblesse de la communication unanimement décriée… à tous points de vue
«Nous n’avons pas les oreilles en bois, s’exclame le maire lors du débat qui s’installe, le commerce reste un point majeur du développement économique du territoire», gravé dans le marbre du PRR arguant que ce dernier comporte des volets destinés spécifiquement «à embellir la ville» et s’insurgeant contre l’idée reçue d’une hausse des incivilités ou de chiens en meute. Par ailleurs, il évoque «des travaux d’une durée totale de 6 mois sur cinq années»

Concernant l’OMPCA (l’opération collective en faveur des commerçants) il déplore lui aussi «le gel des budgets, le FISAC (le fond d’aide spécifique) ayant été supprimé, alors que le dossier est prêt»; un dossier suspendu aux décisions de Paris et même Bruxelles.

Il citera le PLU en cours de réactualisation comme l’outil devant déterminer l’éventuelle réalisation de parkings supplémentaires, tout en tenant compte des contraintes du PNR, dont chacun garde ici en mémoire celles drastiques imposées pour l’affichage et la signalétique et plutôt mal vécues.

S’il est un domaine où l’assemblée tombe d’accord c’est celui «du manque de concertation et de coordination alors que les structures existent», résumera le maire, «même si beaucoup d’instances se recoupent»

Affirmée comme l’un des aspects sur lequel «un gros travail reste à faire», la communication collective multi-supports qui peut aussi permettre de réaliser des économies d’échelle «pour mieux faire connaître les commerçants», débouche sur la nécessité de créer un groupe de travail pour la mise en place d’une plateforme internet collective de type vitrine qui pourrait s’articuler avec les sites existants ou en projet (Syndicat de Pays, plateforme E-tourisme, etc.).

Un site vitrine qui pourrait permettre de concrétiser ce trait d’union manifestement défaillant encore aujourd’hui entre tous les commerçants eux-mêmes et les autres opérateurs du Couserans.

Pour l’heure, le calendrier des prochaines manifestations commerciales se dessine: Fête des Mères, Nuit des soldes, etc. avec en point d’orgue le week-end des 6 et 7 juillet marqué par le passage du Tour de France dont les commerçants attendent beaucoup mais aussi la municipalité pour donner une image dynamique de la capitale saint-gironnaise, avec l’aide de ces derniers.

«Il ne faut pas accepter le déclin, ensemble nous avons les moyens de faire du bon travail» conclura David Lemasson. Chiche!

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auteur: Sylvain Sastre | publié le: 02/05/2013 | 18:32 | Lu: 10751 fois