Lancement de la nouvelle saison de l'Estive: protéger la culture

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Cette nouvelle saison proposera des têtes d’affiches comme Claude Marti, François Morel ou Benardo Sandoval, Salif Keita ou Malicorne, mais la soirée a permis aux participants d’exprimer leur volonté de défendre et de protéger la culture à Foix et dans les territoires.

Jeudi soir, le hall de l’Estive accueillait spectateurs, élus, représentants nationaux et toute l’équipe de la scène nationale de Foix et de l’Ariège pour le lancement de la nouvelle saison.

La soirée était placée sous le signe de la pomme, rien à voir avec la célèbre marque de smartphones, mais plutôt sous le signe des crêpes, du cidre, des jus divers et des fruits à croquer qui attendaient la fin des discours des différents participants pour être dégustés par le public convié.

Pour André Serène, l’Estive, dont il est le président, permet de tisser un lien social et de se retrouver dans des moments de partage, d’apprentissage et de transmission autour des spectacles proposés, quelles qu’en soient les disciplines, théâtre, danse, musique, cinéma, cirque, cafés littéraires…

Pascale Canal chargée de la culture auprès de la Mairie de Foix a rappelé l’importance d’une politique culturelle et la chance d’avoir une scène nationale dans une ville de 10 000 habitants.

Cette scène et la richesse de sa programmation ont permis à la ville de Foix de signer au mois de mai un «pacte culture» avec le ministère de la Culture (voir notre article 22/05/2015). Foix est la seule ville de Midi-Pyrénées à avoir signé ce pacte.

Raymond Berdou maire du Mas d’Azil et conseiller départemental soulignait l’apport dans les petites communes des spectacles délocalisés qui «permettent d’irriguer les territoires par la culture sous toutes ses formes».

Pour Ginette de Matha, ambassadrice de France en Andorre, les échanges qu’il y a de part et d’autre des Pyrénées font connaitre la culture française grâce au partenariat conclu avec l’Estive qui amène sa programmation en terre andorrane.

«La culture sert à nous comprendre et à partager du rêve et de la poésie et sert à nous unir».

Marc Carbalido, vice-président au conseil régional, a salué le travail de l’Estive et son implication en tant que scène nationale et dans l’accueil des artistes en résidence.

Mais c’est sur la défense de la culture que ses propos ont été les plus mordants. Il n’a pas hésité à parler des combats des «fronts» culturels dont le premier est celui de s’opposer à la culture télévisuelle pour aller plutôt vers une culture vivante qui rapproche les gens.

Le second, sans le nommer, mais tout le monde avait bien compris, est le «front de tous les salopards, celui de tous les fascistes» qui veut détruire toutes les cultures. «Les fascistes de chez nous veulent faire croire que les fascistes d’ailleurs veulent détruire la culture occidentale. Sauf que la première culture à laquelle ils s’attaquent, c’est celle de leur propre peuple».

Michel Pintenet, responsable de la programmation, est satisfait des retours de la saison précédente et notamment du fait que les Ariégeois se sont approprié le nom de l’Estive, certainement grâce aux spectacles proposés dans les villages. Il espère, bien sûr, que les Ariégeois sont contents, mais surtout surpris par la programmation de cette nouvelle saison et qu’ils réagissent à ce qui leur est proposé.

La soirée continuait place du champ de mars pour le spectacle «FoResT» sous un chapiteau de toile et de bois. Sur un sol de copeaux, au son d’un accordéon, un jongleur, Jérôme Thomas, propose un cirque épuré teinté d’humour et de douceur.

Deux autres représentations sont prévues, ce soir et demain soir à 20h45.

FF | 02/10/2015 - 18:52 | Lu: 3502 fois