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Blocage de l'école de Bonnac: soutien d'une conseillère générale
02/04/2012 | 19:42
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éducation RPI Bonnac-Le Vernet: une occupation contre la suppression d'une classe

Les élus et le collectif des parents d’élèves avaient promis de ne pas relâcher la pression et de bloquer de manière alternée l’école de Bonnac et celle du Vernet, histoire de se rappeler au bon souvenir de la directrice d’Académie.

Ce matin c’est donc sur le site du Vernet qu’une petite cinquantaine de personnes ont manifesté leur opposition à la fermeture d’une classe de maternelle sur ce RPI.

Aux côtés de ces «irréductibles» qui n’ont pas l’intention d’en rester là, la présence de Marie-France Vilaplana, Conseillère générale du canton, venue apporter son soutien, tout comme Alain Fauré ou Henri Nayrou il y a quelques semaines.

«Nous avons refusé de siéger à la CDEN et d’entériner les suppressions de postes annoncées»

Après la fermeture d’une classe à St Martin d’Oyde en septembre dernier et la fermeture annoncée à Bonnac, la plaine d’Ariège commence a encaisser cette «politique comptable» de l’éducation nationale qui jusqu’à présent semblait ne toucher que les zones de montagne.

Pourtant les élus du RPI n’ont pas hésité à engager des frais pour aménager les groupes scolaires, à contracter des emprunts pour le bien-être des enfants… au final pour apprendre par courrier la décision de fermeture de poste:

«Quand nous avons ouvert le RPI il y avait 113 enfants aujourd’hui nous en sommes déjà à 130 inscrits pour la rentrée 2012 […] l’inspection d’Académie n’est pas en mesure de nous dire à partir de quel seuil on envisage l’ouverture d’un poste» explique Pierre Campion, maire de Bonnac, un peu déçu du discours tenu par la directrice de l’Académie de l’Ariège jeudi après-midi.

«Pour le moment c’est gentil, on occupe l’école deux fois par semaine mais après les vacances, le ton pourrait bien monter» ajoute son collègue du Vernet.

«Nous nous sommes heurtés à un mur. Elle nous a reproché de ne pas être allé la voir plus tôt mais on n’y croyait tellement peu qu’il a fallu le courrier officiel pour que l’on se rende compte de l’ampleur du désastre […] quand elle nous dit qu’on enseigne mieux à 20 élèves qu’à 26 je suis un peu sceptique»

Quant à Nathalie, parent d’élèves (elle a trois enfants répartis sur le RPI), après avoir longtemps habité Dreux, la famille a décidé de s’installer en Ariège pour la qualité de vie et d’enseignements: «quand on a connu la région parisienne, on a le droit d’aspire à autre chose pour nos enfants et quand la directrice d’Académie nous demande de nous comporter en citoyens responsables, il y a de quoi être dépité»

Michel Grasa, maire du Vernet, a lu la réponse de la lettre qu’il avait adressée au président Sarkozy… «Qu’est ce que vous en avez compris, qu’il faut attendre la rentrée 2013 pour voir la suppression des postes à l’école mais en 2013, il faut espérer que l’on aura un autre président!

En attendant, Mme Constantini nous a bien répété que ce poste était perdu; pour nous l’action continue»

D’abord vendredi par l’occupation symbolique de l’école de Bonnac et peut-être à la rentrée des vacances de Pâques pour des actions plus spectaculaires.

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 02/04/2012 | 19:42 | Lu: 12627 fois