17 juin 2012 - 17 juin 2013: un an jour pour jour après leur élection à la députation, c’est ensemble qu’Alain Fauré et Frédérique Massat ont souhaité faire le point sur le travail qu’ils mènent au jour le jour à l’Assemblée nationale.
«Il ne faut pas rêver, tout le boulot se fait dans les sous-sols de l’Assemblée et non dans l’hémicycle. Frédérique m’a bien aidé à avoir mes premiers repères car ce qu’il y a à assimiler est immense» signale Alain Fauré.
Comme sa collègue, il reçoit chaque semaine le feuilleton, l’équivalent d’un semainier. De nombreux rendez-vous hebdomadaires y sont notés. Mais impossible de se rendre à tous les rendez-vous. Il faut se spécialiser et se passer l’info. Alain Fauré s’est plutôt spécialisé dans les questions de finances alors que Frédérique Massat a opté pour les questions économiques.
Tous deux placés au premier rang, souvent proches de ministre, ils bénéficient de cette façon d’un accès privilégié aux personnalités du gouvernement. Tous deux s’accordant à dire que le rituel des questions au gouvernement n’est vraiment pas celui qu’ils préfèrent.
«J’ai l’impression de perdre 2 heures par semaine en allant là» dit simplement Frédérique Massat. Celle qui entame son deuxième mandat sait aussi qu’en tant que députée de la majorité, elle a avec son collègue la responsabilité d’une présence accrue.
«Je vois très bien les différences entre ce mandat et le précédent car il y a eu énormément de renouvellement. Cela n’empêche pas qu’il y ait un temps pour la parole et un temps pour le vote» affirme-t-elle.
Car l’année ne s’est pas avérée des plus simples pour les deux élus, victimes collatérales du manque de popularité du gouvernement. Une équipe que les deux députés ariégeois soutiennent sans faille. «Il faut reconnaître des loupés de communication. Mais partout où on se déplace, on a plutôt des gens qui compatissent à notre sort. Il faut avoir un mental d’acier» reconnaît Alain Fauré.
«L’année n’est pas facile, il y avait d’énormes attentes et peut-être une mauvaise évaluation. Mais ça a été dit d’entrée et tout ça ne se fera pas en un an» réagit Frédérique Massat.
«Nous n’avons pas le droit de rendre les Français plus anxieux qu’ils ne le sont» ajoute Alain Fauré.
«Un député se doit de faire la loi avant tout»
«Ce qui me stupéfait, et qui n’a pas changé entre les deux mandats, c’est que beaucoup de députés ne considèrent pas que notre travail est de faire la loi. Notre priorité c’est d’être à Paris, tout en sachant garder des racines locales pour entendre les problématiques» déclare Frédérique Massat.
«Nos citoyens n’ont plus du tout envie de voir la même politique. Si on a un langage clair, les gens se retrouveront» pense Alain Fauré.
Tous deux ont contribué à l’élaboration de projets de loi et de mise en place de dispositifs. «La loi dont je suis le plus fier repose sur la partie économique avec le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) même si je râle de la lenteur de sa mise en place et d’une communication brouillonne» explique le député qui est membre de la commission des finances.
Il rappelle aussi le pacte de croissance au niveau européen. «On a un pacte national à passer. Ne contribuons pas à alimenter le marasme. Il faut aller au contact des gens et des associations pour redonner de l’espoir»
Frédérique Massat viendra ajouter le travail auprès des collectivités et des recherches de financement via la Banque Publique d’Investissement (BPI), le pacte santé territorial, l’aménagement numérique du territoire, les textes de droits sociaux (mariage pour tous ou mesures contraceptives remboursées à 100% pour les mineurs), les textes sur la consommation avec un fichier national du crédit pour responsabiliser l’emprunteur et le prêteur, la transition énergétique et enfin la loi sur le logement.
La question politique qui semble désormais préoccuper les deux députés reste la montée en puissance du Front national. Alerte rouge pour Frédérique Massat. «Je m’en sens responsable car c’est à nous de faire en sorte que les élus républicains fassent barrage. Là-dessus, nous ne sommes pas assez vigilants et même laxistes» admet-elle.
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