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Hébergement d'urgence: action devant la préfecture lundi matin à l'aube
02/04/2012 | 19:36
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Ce matin très tôt (vers 6h du matin), une dizaine de militants ont planté des tentes et monté des bâches devant la préfecture à Foix pour protester contre la fermeture de l’Auberge du Pont de l’Echo et la politique du gouvernement en matière d’hébergement d’urgence.

Quelques tentes, des pancartes, et un mégaphone qui n’ont pas fait long feu puisque les forces de l’ordre sont venues déloger tout ce petit monde vers 8h30 (un des participants au rassemblement a d’ailleurs annoncé qu’il irait «porter plainte pour des violences policières» survenues lors de l’évacuation).

Rappelons que l’Auberge du Pont de l’Echo (APCE) est une structure d’hébergement d’urgence (gérée par une association) qui vient de fermer ses portes à Foix.

Les 19 personnes accueillies ont été relogées par l’Etat. Mais selon les membres de l’association, il a fallu pour cela mettre à la rue d’autres personnes.

«L’Etat ne veut plus assumer ses responsabilités minimales d’hébergement des sans-logis» explique un participant, couché sur des cartons, sous des bâches accrochées aux grilles de la préfecture, «on vient simplement rappeler au préfet et à l’Etat ses obligations !»

Alerter le préfet par le biais d’un mégaphone à l’aube? «D’ici, le préfet ne vous entend pas !» a lancé un policier après avoir empêché les militants de s’installer au milieu de la rue, «par contre, vous réveillez les pauvres gens qui dorment juste là. En plus ce sont des logements sociaux !»

Un autre a carrément enlevé ses chaussures pour se glisser dans son duvet, sur le trottoir, «il va bientôt y avoir des élections présidentielles. Et on ne parle pas du logement [...] On est un pays moderne et avancé. Pourtant, des gens sont à la rue: ce n’est pas acceptable !»

Selon Dominique Masset (ancien trésorier de l’ACPE) «on veut dénoncer le traitement qui est fait aux plus démunis, et la manière qu'on a de les jeter à la rue. Les centres d’accueil ferment et les tentes vont fleurir un peu partout en France, au bord des fleuves, dans les endroits perdus»

Les militants sont ensuite allés «camper» devant les locaux de la DDCSPP, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations (toujours à Foix).

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auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 02/04/2012 | 19:36 | Lu: 15282 fois