Pas d’annonce phare lors de ce conseil national de la montagne décentralisé à Foix mais une certaine avancée pour la visibilité de la montagne dans son ensemble.
Les enjeux se déclinaient autour de ce qui fait les massifs français et où 8 millions de personnes vivent et travaillent.
A l’invitation de Frédérique Massat, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui présidait ce conseil, a choisi l’Ariège pour ce rendez-vous attendu des élus et citoyens de montagne.
«Nos massifs montagneux constituent un patrimoine exceptionnel à préserver mais aussi à développer et à animer. Je suis convaincu que la montagne a une carte à jouer» a expliqué Jean-Marc Ayrault.
Pour ce déplacement ariégeois, quatre ministres étaient également présents, chacun est intervenu dans son champs d’action. Cécile Duflot, ministre de l'Egalité des territoires et du Logement a souligné et réaffirmé le rôle de l’Etat pour venir en aide aux territoires meurtris. Elle a ciblé ses propos sur quatre aspects: l’accessibilité, le service de péréquation, l’aménagement numérique et la loi urbanisme et logement.
«Dans un souci d’exigence d’égalité et de légitimité forte, il faut garantir l’accessibilité aux services publics pour tous» a développé Cécile Duflot. Concernant l’effort de péréquation, elle a annoncé le doublement des kilomètres de routes pour déterminer la dotation des collectivités de montagne.
La densité de population et de la dispersion de l’habitat sera prise en compte concernant l’aménagement numérique. Pour le département de l’Ariège par exemple, la participation de l’Etat sera de plus de 50%.
«A travers ce conseil national de la montagne, on trouve la volonté de relation renouvelée et équilibrée entre l’Etat et les collectivités soumises à de fortes contraintes pour soutenir les initiatives et projets locaux» a conclu la ministre.
Jean-Pierre Bel: «la résignation ne sert à rien, nous avons une richesse formidable et dans le fond, la montagne est peut-être l’avenir de nos territoires»
Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, a annoncé une bonne nouvelle pour les apiculteurs. En effet, dans l’après-midi, il a appris que le moratoire de 2 ans voulu entre autres par la France contre l’utilisation de produits phytosanitaires qui contiennent des néo-nicotinoïde venait d’être adopté par l’Union européenne.
Il a ensuite insisté sur la Pac (politique agricole commune) et la priorisation de l’élevage avec trois outils de rééquilibrage: la convergence des aides, la bataille du couplage des aides et une prime plus élevée sur les 50 premiers hectares.
Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, a ensuite pris la parole. «Il faut un nouveau modèle français. Il est nécessaire d’associer l’ensemble des partenaires et que l’Etat reconnaisse la diversité des territoires de France dans sa loi de décentralisation»
Tous les acteurs ont ainsi pu prendre la parole pour évoquer directement avec les ministres les problématiques effectives de tous ces massifs. «La montagne a avancé, car elle donnait d’elle une image de devenir et non pas une image de territoire sur la défensive.
Je crois que le Premier ministre a parfaitement entendu ce que souhaitent les montagnards d’aujourd’hui: plus de compréhension, des moyens mais aussi qu’on puisse intégrer ces 8 millions d’habitants dans les réflexions sur le devenir de nos territoires. En ce sens, je pense que la montagne a su sensibiliser.
La résignation ne sert à rien, nous avons une richesse formidable et dans le fond, la montagne est peut-être l’avenir de nos territoires» a indiqué Jean-Pierre Bel, président du Sénat.
Le Premier ministre, en tant que responsable de la Datar, a conclu ce conseil en appuyant sur plusieurs principes qui lui sont chers. «Je veux accélérer le désenclavement des territoires. Je veux faciliter l’accès des entreprises - et d’abord des PME- à la formation, à la recherche et à l’ensemble des services nécessaires à leur développement. Je veux que les territoires de montagne conservent cette capacité de faire émerger des entreprises performantes» a soutenu Jean-Marc Ayrault.
Sur l’agriculture, il a indiqué que son fort ancrage dans le terroir était «un atout à faire valoir auprès des consommateurs en terme de qualité et de traçabilité des produits»
«J’encourage les acteurs à poursuivre la démarche de valorisation durable des productions de montagne. Le maintien d’activités rémunératrices pour les exploitations agricoles et les industries agro-alimentaires, c’est de la création d’emplois non délocalisables» a renchéri le Premier ministre.
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