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Tribunal correctionnel: un an ferme pour le Lavelanétien condamné pour violences sur sa compagne
24/07/2013 | 17:29
© MidiNews (archives)

B.A, né en 1982 à Lavelanet a comparu cet après midi au Tribunal correctionnel de Foix pour des faits de violence à l'encontre de sa compagne et sur un policier. En récidive légale pour ce premier chef d'accusation, le jeune homme également mis en cause pour outrage à personne dépositaire de l'autorité publique (un policier) est là aussi en récidive.

L'histoire
Suite à un appel de témoins, les forces de l'ordre sont intervenues samedi 29 juin vers 7h30, gare de Pamiers, pour un individu qui s'en prenait à sa compagne.

A leur arrivée, les policiers ont été pris à partie par l'individu qui a projeté l'un d'entre eux au sol. Paniquée, la jeune femme a tenté de s'enfuir avec à ses trousses cet homme pris de boisson.

Les policiers appaméens (un homme et une femme) ont réussi à ceinturer l'énergumène, non sans que le policier reçoive coups de pied, crachats, et se fasse affubler de divers noms d'oiseau.

Conduit au commissariat, l'homme était placé en cellule de dégrisement, avant d'être placé en garde à vue. Sa compagne a déposé plainte, affirmant que ce n'était pas la 1ère fois, des plaintes auraient été enregistrées sur Toulouse: une main courante le 2 aout 2012, et une plainte le 31 mai 2013.

Durant son audition, le mis en cause a nié les faits, accusant les policiers de violence, ce que contredisent les divers témoins. 

En détention, le prévenu aurait tenté de s'étrangler dans sa cellule avec un lacet
Conduit au centre hospitalier du Val d'Ariège pour des examens, il a également été reçu par un psychiatre mais a refusé tous soins.

A la barre du tribunal, B.A a expliqué qu'au sortir de la boite de nuit, lui et sa compagne se seraient disputés avant de prendre le train. Il explique «je suis fou amoureux d'elle et très jaloux»

Le prévenu souligne alors «avoir voulu arrêter cette relation, mais c'est elle qui est revenue». Des propos démentis par la jeune femme.

Présente à l'audience, elle n'a pas souhaité s'exprimer, «vivant dans la terreur» selon son avocate, Me Plais Thomas.

Selon son conseil, «elle aurait déposé plainte car elle souhaitait qu'il quitte son domicile. Depuis, il l'aurait à de nombreuses reprises insultée»

Concernant la violence subie par la jeune femme, B.A nie l'avoir tirée par les cheveux. De la même façon, il nie vigoureusement avoir frappé le policier et l'avoir insulté. Selon ses dires, il aurait été frappé par ce dernier, et insulté de «bougnoul»

«Je n'ai fait que répéter ses insultes» affirme t-il. Alcoolique, il avoue «avoir des trous noirs quand il boit et dans ces cas là, agir bêtement»

Ce que ne vient pas contredire son casier judiciaire faisant mention de nombreuses condamnations depuis 2002, et notamment déjà pour violences ou violences avec arme.

Avec ironie, l'avocat représentant le policier est revenu sur les affirmations du prévenu: «des explications vaseuses, un pauvre homme qui ne sait jamais pourquoi les choses dégénèrent»

Concernant la situation du couple, Marilyn Blanc a rappelé «une situation de harcèlement qui perdure car il n'entend pas que la relation est finie»

Sur les allégations du prévenu affirmant avoir été l'objet d'injures et de violence policière, «il s'agit d'explications sans queue ni tête» selon le vice procureur soulignant «il a tenté de jouer le jeu du malade mental, cela lui avait réussi une première fois»

18 mois dont 6 assortis du sursis et mise à l'épreuve durant deux ans ont été requis, avec obligation de soins, interdiction de rentrer en contact avec la victime et maintient en détention «pour un homme extrêmement violent minimisant les faits»

A la défense, Me Perotto a contesté la gravité des violences subies par la jeune femme, bien que les reconnaissant. L'avocat s'est ensuite interrogé sur les blessures présentées par son client, «sous surveillance durant sa garde à vue, comment a t-il pu s'occasionner de telles blessures?» 

Après avoir dénoncé la non-exploitation des caméras de surveillance, et admis avoir «un doute sur les violences policières relatées par B.A», Me Perotto a enfoncé le clou: «un problème d'impartialité est soulevé en ce qui concerne la chute du policier et ses blessures»  

Me Perotto n'a pas convaincu les juges qui ont donc condamné le Lavelanétien a 18 mois dont 6 assortis du sursis et mise à l'épreuve durant deux ans, avec obligation de soins, obligation de travailler, interdiction de rentrer en contact avec la victime et maintient en détention.

Entouré par le personnel pénitentiaire, B.A est donc reparti à la maison d'arrêt de Foix et ce, pour un an.

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auteur: NR | publié le: 24/07/2013 | 17:29 | Lu: 7104 fois