Tribunal correctionnel de Foix: le compagnon violent condamné à de la prison ferme

Libérable fin avril 2015, Florian a été reconnu coupable de 7 faits différents : deux faits de violences, quatre de dégradations ou détériorations, un vol avec violences, une violation de domicile, et enfin, détention de chien d’attaque... Toute une série de faits liés à sa relation avec son ex-compagne, X, avec qui le prévenu a une fillette âgée de deux ans.
Un enchainement de violences diverses
Florian est connu du tribunal correctionnel, ses juges l’ayant condamné en octobre dernier à une peine mixte (18 mois, dont sursis et mise à l’épreuve de 9 mois).
À cette époque, il s’était rendu coupable de soustraction d’enfant et dégradations, lui rappelle la présidente avant de revenir sur les faits qui nous occupent, en remontant par le plus ancien... Le 16 juillet 2013, Florian et X ont une dispute quant à l’utilisation du téléviseur.
Elle veut regarder un film, lui souhaite jouer à des jeux vidéo. Le prévenu passablement énervé dégradera le véhicule de X, après avoir cassé un ordinateur.
«Cet ordinateur m’appartenait», indique-t-il avant de glisser: «elle m’entraine dans la violence». Le 4 septembre 2013, toujours en Séronais, le prévenu se rend à l’exploitation agricole des parents de X, dégrade certains objets, «parce qu’il voulait voir sa fille».
Le 2 janvier 2014, il casse une vitre et s’introduit (en compagnie de X — elle y aurait été obligée selon ses dires) au domicile de F qui aurait une liaison avec X. Le 3 février, alors que le couple est reçu par les services de la PMI, il donne une gifle à X devant les agents et la menace. Selon divers témoignages il l’aurait également frappé dehors.
Début juin, à Saint-Girons, X à rendez-vous avec des assistantes sociales. En sortant, elle se retrouve nez à nez avec Florian. Elle sort une bombe lacrymogène pour se défendre, il s’en empare et l’en asperge.
Lui prenant son portable, il lit ses messages, menace la jeune femme et s’en va, après avoir pris soin de jeter le portable dans la rivière. Le 24 juin, le nouveau compagnon est attaqué par la chienne de Florian, alors que ce dernier le frappe. Il en résultera une ITT de trois jours.
Florian expliquant à la barre qu’il s’était senti menacé par F qui aurait sorti un couteau. Le prévenu indiquant «reprocher au jeune homme d’entrainer X dans la drogue». Toujours à Saint-Girons, mais le 4 juillet, et alors «qu’ils auraient repris leur relation» il dégrade la voiture de X, «ne supportant pas de la voir avec son amant».
Le 12 septembre 2014, Florian qui est dans une boutique Orange, n’est pas satisfait des réponses fournies par un employé et fait tomber un présentoir de portables. Le prévenu réfute, le «vendeur l’aurait bousculé». Ce dernier fait étant le seul à ne pas être en rapport avec X.
À la barre du tribunal correctionnel, Florian tente d’expliquer cet enchainement de violence. Il veut se rapprocher de sa fille et ne supporte pas que sa mère ait une relation avec un drogué.
«Une frustration s’exprimant de façon violente», reconnait son avocat, notant que ledit compagnon F, serait un «dealer d’héroïne». Florian rajoutant «ils soufflaient leur drogue sur le visage de ma fille».
Depuis son incarcération, le prévenu voit un psychologue une ou deux fois par semaine et a refusé un traitement médicamenteux. Il suit des cours et selon le personnel pénitentiaire, «est plein de bonne volonté».
Dans son rapport le psychiatre parle «de troubles de la personnalité, de passages à l’acte. Florian ayant du mal à maitriser sa contrariété qui se traduit en violence».
Des propos relayés par le vice-procureur. François Hebert soulignant: «sa personnalité est complexe. Quant aux faits, ils sont graves et répétés». 18 mois dont 6 mois sursis mise à l’épreuve pendant 24 mois, obligation de soins et 300 € pour chacune des contraventions ont été requis.
En défense, Me de Scorbiac a rappelé que le rapport du Dr Lazarro permettait de comprendre le comportement du prévenu. «Monsieur a un passé douloureux, il a beaucoup souffert.
Une souffrance justifiée également par l’absence de sa fille, la mère ne coopérant pas». Et l’avocat de poursuivre: «lucide sur son incapacité à prendre sa vie main, il a été sincère avec le psychiatre. Désormais il veut se faire accompagner, se faire aider». Les faits en eux-mêmes sont reconnus a poursuivi l’avocat.
«Sa frustration, liée entre autres, au trafic d’héroïne, s’est exprimée de façon violente». Me de Scorbiac a plaidé pour une confusion de peine et une injonction de soins «pour l’accompagner et qu’il puisse aborder sereinement l’avenir avec sa fille».
Le tribunal a accepté la confusion de peines. Florian a été condamné à 24 mois, dont 12 mois sursis mise à l’épreuve durant 3 ans, obligation de soins et de travail, interdiction d’entrer en contact avec X.
Il devra de plus s’acquitter de trois peines amendes de 100 € chacune. Les parties civiles ont été reconnues recevables.
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