Sources, grottes, vieux métiers disparus, vielles photos, traditions et bien sûr patrimoine!
Tout au long de ce week-end placé sous la découverte du patrimoine, les villages du Bas-Couserans se sont mobilisés pour faire découvrir leurs trésors cachés.
Ceux que l’on connaît mais souvent seulement de noms, que dont seuls les plus anciens se souviennent.
Au fil des villages, de Cazavet à la Bastide du Salat, c’est à un véritable inventaire à la Prévert qu’ont été convié les populations.
Une manifestation qui trouve son apothéose en la Salle Roger Maurette de Prat-Bonrepaux où de nombreuses expositions ont été rassemblées par l’association Nature et Patrimoine.
Patrimoine découvert jusque dans le vin d’honneur et les produits locaux offerts en soirée comme pour assouvir la soif de connaissance dans un moment de convivialité partagée entre populations et élus.
Reste un Francis Quincy, responsable de l’association, enthousiasmé par les multiples découvertes à voir et faire savoir.
Une volonté partagée de faire connaître les villages et de contribuer activement à leur dynamisation par ce biais là aussi.
Il faut dire que nombreux sont les chemins de randonnées pédestres et cyclotouristiques méconnus reliant les villages, ponctués d’éléments du patrimoine formant l’ossature d’un premier cercle de découverte.
«Nous avons eu un flux régulier de visiteurs. Jamais la grande foule mais toujours du monde du village bien sûr mais aussi des Toulousains en villégiature voire des personnes venues de beaucoup plus loin» s’enthousiasme Jean-Pierre tout à ses statistiques manuscrites.
C’est dire si les trésors valaient la peine et ont trouvé un écho. Parmi eux, la Chapelle Saint-Maur, cette petite église du 12ème siècle qu’on finit par ne plus remarquer sur la bordure de la route en sortie de village direction Lacave.
Au pied des Côteaux de Mauvezin, en face des Pyrénées, elle est pourtant un ancien couvent de Bénédictins dévoués à Saint-Maur qui est aujourd’hui menacée de tomber en ruine.
Sur un ton plus enjoué voire humoristique c’est une autre passionnée, Geneviève, qui nous conte les mystères cachés derrières les sobriquets, ces drôles de surnoms qu’on se donne dans les villages de générations en générations et qui constituent bien souvent pour le non-initié une barrière insondable autant qu’infranchissable.
Il faut dire qu’un maître-conférencier, en la personne de Jean-Paul Ferré, aura été nécessaire pour décrypter lors d’une conférence tenue à Cazavet cette drôle de toponymie gasconne en Comminges et en Couserans dont on retiendra que le sobriquet s’attache plus souvent à une famille et un lieu-dit tandis que le surnom définit généralement un trait de caractère.
Plongeon dans l’histoire, au fil des surnoms depuis «Pépin le Bref», ou le «tigre»
Quoi qu’il en soit un énorme travail de recherche et de collectage pour Geneviève, afin «que les choses ne se perdent pas» dont les fruits sont confiés à l’association.
Quant à savoir pourquoi «treize cravattes», figure pratéenne, porte ce sobriquet, d’autres recherches seront probablement nécessaires.
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