Le quartier de la gare de Pamiers a été entièrement réaménagé ces derniers mois.
Le parvis a subi un complet lifting qui donne au site une toute nouvelle configuration dédiée en priorité aux usagers: piétons, cyclistes et transports en commun. Il portera désormais le nom de Pierre Mendès France, homme d'Etat et résistant.
En 1900, comme en témoignent les cartes postales de l'époque, le site était beaucoup moins fréquenté. Les voitures restaient rares, les autobus de transports en commun plus nombreux, cyclistes et piétons se croisaient parfois.
C'était aussi un lieu de promenade parce que prendre le train pouvait impressionner d'abord et ensuite parce que le voyage avait un coût pas toujours accessible à tous.
Pourtant la construction de la gare et par là même de l'arrivée du chemin de fer à Pamiers ne se fit pas sans difficultés.
Il fallut plus de 10 ans aux magistrats de la ville pour se mettre d'accord quant au choix de voir arriver le chemin de fer à Pamiers, ville la plus importante du département, et surtout au choix du site.
L'origine du projet remonte à 1851. C'est en effet par une délibération du 15 mars de la même année qu'est prise la décision par le conseil de l'époque, présidé par Eugène Laborde, d'accepter la proposition faite «par une compagnie financière d'exécuter immédiatement à ses frais un chemin de fer de Bordeaux à Toulouse, en utilisant pour sa construction les travaux du canal latéral à la Garonne»
Il faudra attendre deux ans de plus pour que soit évoqué l'emplacement de la gare. En effet, en 1853, les élus avaient à se mettre d'accord sur le choix du site.
Les ingénieurs de la compagnie de chemin de fer proposaient le plateau de la croix du blé, hors de la ville et ses canaux. Certains élus demeuraient opposés soulignant la trop grande distance par rapport au centre-ville.
Il faudra attendre le 25 décembre 1856 pour qu'enfin la proposition soit validée par le conseil municipal réuni en séance extraordinaire. Il demandait expressément en échange que soit réalisée une belle et large avenue depuis Ste Hélène. Le train arrivera finalement en 1861.
Deux lignes desservaient alors la ville de Pamiers: celle de Moulin neuf à Pamiers, en passant par Mirepoix, Coutens, Rieucros, Les Pujols, St Amadou, le Carlaret; celle de Pamiers à Toulouse qui existe encore aujourd'hui.
La marquise est rajoutée en 1903, la ligne est électrifiée en 1927.
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