En 1825, l’usine emploie 55 ouvriers: 30 martinetiers, 14 piqueurs de limes, trois forgerons pour l’entretien des outils, forges et roues, et 8 manœuvres pour chauffer le fourneau à cémentation et transporter le fer.
Un fourneau à cémentation est rajouté, ainsi qu’un soufflet à piston, un marteau avec sa forge. 4 ouvriers de plus sont embauchés.
La Société Abat, Morlière et Sans est dissoute le 31 décembre 1825. Jean-Baptiste Sans vend tout ce qu’il possède de l’usine à Augustin Abat. Elle devient dès le 1er janvier 1826 la société Abat, Père Fils et Compagnie.
En 1833, une nouvelle vanne est établie devant le Moulin. Elle traverse diagonalement l’allée des Carmes, sur une longueur de 7 à 8 mètres.
L’eau, dirigée par un petit canal, aboutit à l’usine supérieure pour permettre la mise en mouvement d’un marteau construit depuis longtemps, resté inutilisé, le volume d’eau qu’il recevait alors n’étant pas suffisant.
En 1834, une forge à la catalane à un seul feu et une tréfilerie sont rajoutés à l’aciérie. Près de 80 ouvriers travaillent alors dans l’établissement.
De nouveaux agrandissements sont entrepris en 1835. Les propriétaires bâtissent une «voûte souterraine» pour communiquer de leur fabrique aux magasins qu’ils construisent.
L’usine comprend alors 2 fourneaux, 12 forges et 12 fours.
Les matières premières utilisées proviennent des forges du département de l’Ariège, et de la Haute-Garonne, des mines de Rive de Gier et de Carmaux.
Les produits sont distribués dans tous les départements de la France et principalement dans la partie ouest.
Les ouvriers travaillent dur, très dur, d’autant plus que le travail à la forge est pénible. La plupart d’entre eux boivent beaucoup à cause de la chaleur qui est infernale et de la dureté du labeur.
De 1836 à 1840, l’usine change d’appellation au gré des ventes de parts des associés. Elle emploie 70 hommes et 12 enfants en 1838, et les salaires ont sensiblement baissé. Les ouvriers gagnent 100 F au lieu de 115, les manœuvres 30 F au lieu de 35 et les enfants gagnent de 18 à 30 F.
Théogène Abat, «maître de forge», devient en 1840 l’unique propriétaire par un arrêt de la cour validant la vente qui lui a été faite par Morlière de tous ses droits sur l’usine.
Elle reste la plus importante entreprise de la ville.
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