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Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: la culture de la vigne

Si la cité de Frédélas restait réputée pour ses usines métallurgiques au début du vingtième siècle, quelques pages d’histoire avaient déjà été écrites sur son vin produit depuis le Moyen-âge.

Un vin fort réputé et qui faisait parler de la cité au-delà des contrées pyrénéennes.

La vigne fut implantée dans la région à l’époque romaine et c’est les moines de l’abbaye de Saint Antonin de Frédélas qui en firent ses lettres de noblesse.

L’Ariège était navigable depuis Pamiers. Les vins étaient embarqués au Port du Jeu du Mail pour être acheminés jusqu’à Bordeaux d’où ils pouvaient être exportés en Angleterre.

En 1285, l’histoire raconte que les consuls de Pamiers traitèrent avec le Roi d’Angleterre pour obtenir le libre-passage de leurs vins rouges, blancs et «clairets»

Ainsi, le vignoble appaméen s’étendit largement et se développa de belle manière.

Même les villages alentours venaient s’approvisionner en vin à Pamiers.

Le Trentat de la commune écrivait «la plus grande part de la fortune de la cité réside dans la vigne»

Hélas, en 1879 le phylloxéra allait mettre un terme au développement sans cesse croissant de la production.

Le vignoble qui représentait plus de 16000 ha fut réduit à 1800 ha en 1897.

Des vignes furent replantées au début du vingtième siècle mais la production diminua et au sortir des deux guerres mondiales, la production viticole fut limitée à la consommation familiale.

Les anciens se souviennent des vignes plantées aux Canonges, sur le plateau de Marassé Randille. Elles appartenaient à M. Delmas, M. Rumeau. Ernest Cerny produisait son vin avec ses vignes plantées, route de Verniolle.

PR | 26/11/2012 - 18:34 | Lu: 20058 fois