La crème des pilotes Midi-Pyrénéens sur le tarmac de l'aérodrome de Pamiers

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Après Cahors, l’an passé, c’est l’aéro-club de Pamiers qui accueillait ce dimanche (et pour la première fois) le rassemblement annuel du comité régional aérien de Midi-Pyrénées.
Plus de soixante-dix pilotes professionnels dont la plupart responsables d’aéroclubs ou membres de leur conseil d’administration, en présence de Christian Thouzet, président du comité régional aérien qui impulse depuis une dizaine d’années ces journées de rencontre et d’échange sur tout le territoire.
Celui-ci a indiqué que les 43 aéro-clubs que compte la région Midi-Pyrénées représentent un effectif de 3000 pilotes : «nous sommes la troisième région de France et notre activité est en progression de 3 %, ce qui mérite d’être souligné alors que les chiffres fléchissent partout ailleurs sur le territoire national».
Une tendance enregistrée également à l’échelon de l’aéroport-club de Pamiers, crée en1976 et qui compte aujourd’hui 52 membres pilotes (pour 700 h de vol et 3 brevets délivrés cette année).
Parmi les invités Daniel Vacher, responsable de la sécurité des vols à la fédération française de l’aéronautique (FFA) a porte sa contribution en matière d’information et de sensibilisation avant de rendre un hommage appuyé au petit aéro-club ariégeois a qui la DGAC et la DAC a accordé en août 2014 l’agrément ATO pour le formation PPL: «il y en a trois sur les quarante clubs de la région... c’est une reconnaissance de l’administration et ce doit être une fierté pour votre club».
Serge Maury, président de l’aéro-club de Pamiers, a indiqué que depuis sa création, le club avait formé de nombreux pilotes dont certains ont rejoint la grande famille des professionnels: d’anciens élèves sont pilotes à Air France, d’autres ont choisi l’aviation militaire en qualité de pilotes sur Mirages 2000 ou Rafale dans l’armée de l’air, dernièrement l’un d’eux a rejoint le porte-avions Charles de Gaulle.
Mais l’ancien pilote de l’aéronavale également ancien chef instructeur d’Airbus Training à Blagnac n’a pas ménagé sa joie ni sa fierté en présentant à l’assemblée le jeune Theo, 20 ans, le dernier élève pilote breveté du club qui vient de rejoindre la prestigieuse école de l’aviation civile (ENAC) après une scolarité exemplaire et un passage obligé par Math Spé et Math Sup: «sur plus de 1040 candidats, il est l’un des 14 élus à aborder son cursus d’élève pilote de ligne dans ce temple de l’aviation qu’est l’ENAC.
J’adresse ici mes sincères félicitations à Théo qui va entrer dans la grande famille de l’aéronautique. Je sais par expérience que ce ne sera pas une partie de plaisir, mais je sais aussi que tu assumeras toutes ces difficultés liées à un métier exigeant, mais ô combien passionnant, qui ne souffre pas de médiocrité, mais se veut de l’excellence et du courage».
Des louanges reprises en chœur par les applaudissements nourris de l’auditoire avant que symboliquement Serge Maury offre au jeune homme au nom du club, la maquette de l’A350, le dernier long courrier européen.
| D’Orléans à Pamiers, itinéraire tracé d’un passionné d’aéronautique C’est à Orléans, non-loi de la base aérienne que Theo a vu le jour il y a 20 ans à peine. «J’avais constamment les yeux rivés au ciel, précise le jeune homme qui dès qu’il le peut commence les cours de pilotage (à 15 ans). Personne dans ma famille ne pilotait, mais ils m’ont toujours encouragé... dès la première leçon, j’ai compris que c’était ma vie». À 17 ans Theo obtient haut la main son brevet et il choisit d’en faire son métier «à l’école j’avais des facilités, mais je n’étais pas très travailleur, le choix d’une carrière de pilote m’a obligé à faire des efforts pour rentrer en Prépa et après deux années à Bellevue, à passer le concours». Un concours décroché haut-la main «il faut beaucoup de travail et un peu de chance» commente le jeune homme dont Bernard Ladevie, son instructeur à l’aéro-club avait déjà décelé les talents. « Je commence a l’ENAC le 28 septembre et si tout se passe bien après trois ans de formation (théorie et pratique) je serais sur liste d’attente pour une embauche sur Air France... à moins que je m’oriente immédiatement vers les compagnies Low-Cost ou en Asie, là-bas les compagnies ne connaissent pas la crise ! Quoi qu’il en soit ce sont toujours des expériences et l’essentiel c’est de voler ! » |
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