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Patrimoine appaméen: et une et deux et trois inaugurations

© midinews 2014

Ce fut à l’initiative de trois hommes, Daniel Pédoussat, président de l’association Cailloup Saint Antonin, Louis Claeys, président de l’association Bi del Mas Vielh et Michel Sébastien, chargé de missions environnementales, que se déroulèrent samedi matin, trois inaugurations, celle de la sauvegarde des peintures de l’ancienne abbaye de Cailloup, celle de la vigne de Cailloup et celle de la table d’orientation du Castella.

Les deux premiers ont redonné vie au passé historique de la cité de Frédélas, le troisième s’est posé en visionnaire et a ouvert l’esprit et le regard aux curieux de nature. Ils ont emmené avec eux le premier édile André Trigano, des élus, des partenaires et tous les bénévoles qui ont contribué chacun à leur manière à ces réalisations.

Le chemin fut long pour l’abbaye de Cailloup mais finalement couronné de succès. Après la restauration de la bâtisse, la création du chemin d'accès, ce sont les peintures du chœur, abîmées par les affres du temps, qui ont pu être sauvegardées, comme le soulignera Ginette Rousseau-Foti, maire adjoint en charge du patrimoine et de la culture.

Les travaux de restauration ont été entrepris par l’entreprise Langlois de Gaillac, à l’initiative de la Mairie, propriétaire des lieux, de janvier à mars 2014. Ont participé financièrement l’association Cailloup Saint-Antonin, l’association de protection des rivières et sites de l’Ariège, le Rotary Club de Pamiers, la Fondation du Patrimoine, et les personnes privées.

«C’est une grande joie pour l'association Cailloup St Antonin, de voir enfin sauvegardées ces peintures qui ne sont pas des fresques, dira le président. Depuis 2005 nous avions alerté la mairie parce que nous avions constaté qu’elles s'effritaient peu à peu. Du temps où la bâtisse servait de ferme, c’est l’âne et le mulet qui avait tout à loisir de les admirer.

Un faux-retable unique avec son décor baroque typique et ses colonnes torsadées, ses grappes de raisins, ses volutes, ses colombes et son décor géométrique. Comme le bâtiment est classé, il a fallu monter le dossier, chercher des financements, deux ans avant que les travaux ne soient réalisés. Il y a encore beaucoup à faire notamment l'ancien logis occupé par Melle Respaud. C’est le prochain projet, c’est ce que nous souhaitons
»

Non loin de là, en suivant, c’est Louis Claeys qui a conduit les invités à la nouvelle vigne de Cailloup. Après le jardin médiéval, la plantation du coco, c’est à la vigne que l’historien local s’est attelé. 2700 pieds de Gamay pour faire revivre le vin du Mas Vieux.

«Certes il y a un projet au départ, mais ce projet ne serait pas allé bien loin si vous n'aviez pas dit oui Monsieur le maire, nous avions besoin du soutien municipal, dira Louis Claeys. Sur ce site il y avait jusqu'une une quarantaine d'hectares de vigne qui, à la fin du moyen âge, appartenait au clergé.

Nous avons souhaité renoué avec cette tradition. La vigne, c'est le vin et le vin c’est la vie! Les générations qui viennent pourront en profiter. J’adresserai mes remerciements à tous les partenaires, les bénévoles qui ont travaillé sur ce terrain, les membres de l'association soutenus par Philippe Babin et les 103 souscripteurs. Les détracteurs, à ceux-là, je ne dirai qu'une seule chose, qu'ils viennent sur le terrain mettre la main dans la glèbe, comme on disait au moyen âge, et ils seront à ce moment là ce qu'est véritablement le bénévolat
»

Pour terminer le pèlerinage sur les terres anciennes, tous se sont ensuite rendus sur un autre site historique de Pamiers, le plateau du Castella, où jadis siégeait le château. Et c’est Michel Sébastien qui l’est lancé dans un bel oratoire, vantant l’homme et la nature. Et en particulier André Trigano qu’il a connu il y a plus de quarante ans.

Les deux hommes se sont rendu hommage mutuellement. Et le géographe écrivain, amoureux de la nature de glisser, après avoir présenté la table d’orientation nouvellement installée et les plus beaux sommets visibles depuis l’endroit, sa quête à la création du parc des trois nations.

«Je travaille depuis 42 ans sur ce projet. J'aimerais que nous puissions faire avancer et créer le Parc pyrénéen des trois nations, c'est une image unique au monde. Pamiers pourrait peut-être devenir dans un premier temps porteuse du parc naturel des Pyrénées et dans un deuxième temps, Porte du parc pyrénéen des Trois nations, on pourrait avoir quelques crédits européens, puisque l'argent a toujours été le nerf de la guerre et le muscle de la paix!»

Après le passé, l’avenir. Une belle matinée qui restera un moment important et qui apportera une réelle satisfaction dans le cœur de ces hommes et femmes qui œuvrent sans cesse pour que le passé reste toujours présent.

PR | 24/06/2014 - 19:24 | Lu: 3768 fois