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Mirepoix a célébré la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

© midinews 2014

Hier, à Mirepoix, a été célébrée la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation.

À cette occasion, un cortège s'est formé devant l'hôtel de ville pour aller se recueillir devant le Monument aux morts. Élus, représentants de l’Etat, habitants, anciens combattants se sont recueillis pour que «l'Histoire ne se répète jamais»

Entourés par Françoise Alban, adjointe à la culture et au patrimoine, Smael et Emma ont lu le poème «Rêve à ma mère» En l'absence de Nicole Quillien retenue pour raison de santé, Pierre Garcia, 1er adjoint, a lu le message rédigé conjointement par la Fondation pour la mémoire de la Déportation, la Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance, la Fédération nationale des déportés et internés, résistants et patriotes, l'Union nationale des associations des déportés, internés et familles de disparus.

Un message très actuel et lourd de sens: «Dans nos sociétés où réapparaissent des actes et propos xénophobes, racistes, antisémites et discriminatoires, les rescapés des camps de la mort rappellent toute l'importance des valeurs de solidarité, de fraternité et de tolérance, qu'ils n'ont eu de cesse de promouvoir et défendre depuis leur retour. Il appartient aux générations suivantes de préserver ces valeurs qui sont celles de la République»

Hier était célébré le 69ème anniversaire de la libération des camps de concentration et d'extermination ont rappelé collectivement les associations dans un message s'adressant à la Nation et en particulier aux plus jeunes générations.

«Si l'année 1944 fut en France celle de la libération du territoire, elle fut aussi celle d'un renforcement et d'une aggravation de la répression et de la déportation marquée par la poursuite des activités meurtrières dans les camps. L'espoir suscité par le débarquement de Normandie puis de la libération de Paris fut estompé par le durcissement et la radicalisation du régime nazi qui ne renonçait à aucun de ses objectifs criminels. La condition de vie des détenus s'aggrava en 1944 et les chances de survie diminuèrent»

NR | 28/04/2014 - 19:00 | Lu: 15557 fois