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04/03/2008 imprimer envoyer � un ami commentaires(0)
Municipales à Saint Girons: pari gagné pour Jean-Louis Causse


C’était effectivement un pari un peu fou que celui de retenir la salle Max Linder, un samedi après-midi, pour un meeting de campagne, alors que ses principaux adversaires avaient choisi, plus modestement, le salon d’honneur de la mairie.

Et bien qu’il soit difficile de comparer une petite salle comble et une salle de cinéma à moitié pleine, on peut estimer qu’en nombre de participants, Jean-Louis Causse a fait jeu égal avec François Murillo, et donc mieux que Bernard Gondran.

Voir nos précédents articles à ce propos:
http://www.ariegenews.com/news/news-4618.html (meeting de Bernard Gondran)
http://www.ariegenews.com/news/news-4594.html (meeting de François Murillo)

Présenté par Arno Coustié, chargé de communication de la liste «Saint Girons Autrement. Construisons ensemble ce nouveau Saint Girons», Jean-Louis Causse a tenu la scène pendant près de 2 heures, exposant son programme puis répondant aux questions de la salle.

Il balaie d’emblée la question de l’appartenance politique.

«On est à Saint Girons, entre amis qui se respectent, dans une liste de rassemblement. Nul besoin pour faire campagne, de M. Malvy, A. Bonrepaux, A Zonch, JP Bel, et consorts, «viagras» du candidat socialiste», et il précise «pas plus d’ailleurs que de Rachida Dati ou Douste Blazy. Nous sommes entre nous»

«Pourquoi et comment une liste de rassemblement ?» s’auto-questionne le candidat qui répond aussitôt «pour être plus fort, et sur un seul critère: aimer vraiment Saint Girons. Peu importe qu’ils soient de droite ou de gauche, il me suffit qu’ils soient honnêtes !» avant de constater « Bernard Gondran dit aujourd’hui, comme il le disait en 2001, qu’il est du parti de Saint Girons. Mais il aussi de l’UMP. Son programme est un copié-collé de celui de 2001, y compris la maison de retraite !»

Parlant de l’état de la ville «il y a des trous dans les trottoirs et la chaussée qui datent de plus de 8 ans. Quand une voiture brûle dans le parc du tribunal et que Bernard Gondran déclare: C’est pas à Saint Girons, c’est au Conseil général, Allez donc voir Augustin Bonrepaux, je dis: Mais de qui se moque-t-on ?»

De là à parler de la gestion des employés municipaux, il n’y a qu’un pas «Les 143 employés municipaux sont compétents, mais il n’y a personne pour les diriger: pas de secrétaire général, pas de directeur des services techniques !»

Puis, il rassure «Ce n’est pas de leur faute s’ils sont trop nombreux. Il faudra redéployer le personnel communal. Il n’y aura pas de licenciement. Par contre, nous embaucherons un secrétaire et un ingénieur»

Faudra-t-il pour cela augmenter les impôts?

«Oui, répond sans hésiter le candidat, mais pas de plus de 2%. Ce n’est pas beaucoup sur la feuille d’impôts, mais il faut savoir que 1%  rapporte près de 300.000 euros par an. Largement de quoi embaucher des cadres à la mairie»

«Cette ville n’est pas gérée» s’emporte l’ancien adjoint aux affaires économiques de Jean Ibanes et Maurice Fauroux.

«Le foirail n’avait pas été entretenu depuis 20 ans. Il a fallu refaire des piliers qui allaient s’effondrer. Et tout cela sans subvention car sans dossier ! Car si on ne demande rien, on n’a rien !»

Concernant l’aire des gens du voyage, Jean-Louis Causse n’est pas tendre: «On leur demande de vivre là comme des reclus, avec des canalisations gelées. Il y fait un froid de canard. Ils ne viendront jamais. On le savait, mais on l’a fait quand même.  Mais cela a quand même coûté 600.000 euros pour rien !»

Concernant les finances: «La ville est en situation de faillite. On m’a traité de menteur, mais j’ai des chiffres. On a redéployé les emprunts, avec des taux prohibitifs. Ainsi, quand on rembourse 1 million d’euros, il y a 700.000 euros de capital et 300.000 euros d’intérêts. On dit que la dette est de 7,6 millions d’euros. mais si l’on compte les intérêts elle est de 13 millions d’euros»

«On structure aussi très peu au niveau urbanisme. La dernière modification un peu conséquente du Plan d’Occupation des Sols date du 1 avril 1994. Saint Girons n’a plus de terrains à bâtir. Tout est bloqué»

Pour cela le candidat propose deux actions prioritaires: «faire un PLU Plan local d’Urbanisme et renégocier le PPR Plan de Prévention des Risques»

Revenant sur la gestion du maire sortant, Jean-Louis Causse pointe selon lui trois mensonges:

• Le scanner: «On peut tromper les saint gironnais, mais on ne peut pas tromper le médecin chef de la Sécurité Sociale. Le scanner était prévu depuis longtemps par l’ARH Agence Régionale d’Hospitalisation, et ce n’est ni Henri Nayrou, ni Douste Blazy qui l’ont financé. Il a été payé par le budget global de l’Hôpital, c’est à dire par vous, assurés sociaux»

• Le tribunal: « Si c’est bien Bernard Gondran qui a maintenu le tribunal avec le soutien de l’UMP, il devrait avoir honte ! Mais où est la Démocratie ? Sommes nous dans une république bananière ? Si le tribunal de Saint Girons a été maintenu au détriment de Saint Gaudens et de Pamiers, c’est parce qu’il n’y a que 3 employés contre respectivement 34 et 50. Où aurait été l’économie si l’on avait fermé Saint Girons ?»

• La maison de retraite: «La lettre du préfet est formelle : Aucune maison de retraite n’est prévue à saint Girons car les ratios (nombre de lits/nombre d’habitants) sont trop favorables en Couserans. Bernard Gondran est un menteur !»

Enfin, concernant son programme:

Jean-Louis Causse propose de revoir le plan de circulation et de stationnement. «Il suffit d’appliquer ce qui avait déjà été étudié en 1999»

Pour le stationnement: «Je maintiendrai la Zone Bleue … En outre,  il n’a jamais été question de faire du Champ de mars un parking, et surtout pas un parking à étages.
C’est une manipulation !
»

En effet, explique le candidat, «si occupation du Champ de Mars il doit y avoir, ce sera de façon provisoire pendant les travaux de rénovation du Boulevard Frédéric Arnaud qui risquent de durer un peu plus de 3 mois»

Concernant le développement économique: «Il ne sert à rien de faire venir des entreprises de Lorp ou saint Lizier» et il avertit les commerçants saint-gironnais «l’ouverture de la  nouvelle grande surface qui va s’installer à la place de la coopérative, c’est à dire un magasin «Gamm Vert» n’a été possible autorisée que grâce aux 2 votes favorables de Mrs Graza et Portet. Même les représentants de la CCI avaient voté contre !»

Concernant le tourisme «Les choses ont changé, on ne peux plus travailler comme avant, avec des bénévoles. Il faut professionnaliser l’Office de Tourisme. La compétence doit être donnée, au delà de la communauté de communes, au Pays, sous la tutelle des élus»

Mais celui qui fut président de ce même Office de Tourisme pendant des années délivre aussi un coup de griffe à Alain Arbogast, actuel président de l’OT et candidat sur la liste de  Bernard Gondran.

«Le bulletin distribué par l’OT, le premier en 40 ans, tout à la gloire du candidat, est strictement illégal. Nous avons déposé plainte»

Enfin sur le dossier du projet de Pôle Nautique et Culturel, Jean louis Causse affirme «ne pas être contre du tout. Simplement, il faut tout renégocier. Si je suis maire, cela ne se passera pas comme ça. Saint Girons saura se faire respecter !»

Le jeu des Questions-Réponses permet au leader de la liste «Saint Girons Autrement» de préciser certains points:

S’adressant à Hervé Soula, de la liste «St Girons, cœur à gauche avec vous»: «Vous n’êtes pas les seuls défenseurs du Service Public»

Concernant le second tour: «Il faut éviter 1995. Dès le 6 juillet 2006, j’ai demandé à rencontrer le PS. Pas de réponse. J’ai alors demandé à Marc Carballido (NDLR : premier secrétaire fédéral du PS de l’Ariège) d’organiser une rencontre.

Gérald Rovira secrétaire de la section de Saint Girons n’est pas venu, estimant qu’il n’était pas utile de se rencontrer… Il y en a assez de l’hégémonie d’un parti …
On verra le soir du premier tour …

François Murillo n’est pas en mesure de battre Bernard Gondran. Rien n’est acquis, les gens se mobilisent … On ne va pas rester au garde-à-vous devant François Murillo et Henri Nayrou. La démocratie, c’est aussi le partage. Nous serons second, donc la question ne se posera pas !
»

Photo: ©AriegeNews 2008
actualites Ariege   auteur: René Sicre  |  publié le: 04/03/2008
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