Une auto plus verte au coeur de projets «ethiquables»
Il en a parcouru du chemin depuis les bancs de l’école, plus précisément du lycée de Pamiers dans lequel il était formateur en mécanique automobile, jusqu’aux pays d’Afrique où il séjourne régulièrement maintenant qu’il est à la tête d’Autobio consulting.
D’abord en pépinière d’entreprise durant la phase d’émergence du projet, Yannick Pédussault gérant de cette société créée en 2007, est désormais accueilli dans l’hôtel d’entreprise de Cap Couserans, l’antenne licéroise d’Ariège Expansion.
L’occasion pour Didier Kuss, directeur d’Ariège Expansion et premier à encourager dès les stades de rugby Yannick Pédussault dans son projet, de mettre sur pied une séance de présentation de cette société de conseil et de formation pour le moins originale.
«L’idée de créer Autobio consulting est née du constat que certaines entreprises cherchaient des produits propres spécifiques en fonction de leur environnement économique, géographique et culturel immédiat», explique le créateur.
En trois étapes clés, il a progressivement peaufiné son projet et développé son entreprise autour du conseil et de la formation des techniciens puis des ingénieurs et de fil en aiguille du conseil pour de très grosses sociétés, surtout dans l’automobile.
C’est d’abord l’obtention de marchés pour des collectivités qui lui permettent d’apporter toute son ingénierie et ses capacités d’expertises pour développer des flottes de véhicules aux moteurs adaptés à l’agro-carburant. Parallèlement émerge l’idée d’intégrer et structurer de véritables filières courtes autour de l’agro-carburant avec des groupements d’agriculteurs.
Pour schématiser ce sont des agriculteurs locaux qui développent et récoltent les précieuses huiles végétales pressées à froid (à base de tournesol et de colza etc.) qui font ensuite tourner les moteurs des flottes de véhicules. Un galop d’essai réalisé pour des villes comme Agen ou Montauban qui lui vaut d’être repéré par le groupe Vinci en quête de respectabilité verte pour une nouvelle mission pour laquelle Yannick Pédussault intervient dans une logique globale de gestion de projets.Le principal vecteur de mon entreprise est de mettre l’homme au centre de tous nos projets«Depuis deux ans mon équipe a récupéré la branche Vinci Afrique car nous avons mis au point un process adapté à l’utilisation, à la sécurité et à la maintenance de leurs applications frigorifiques» Et toujours au cœur des projets développés par Yannick Pédussault «cette notion de mise en place de filière agro-carburant courte, non concurrentielle de l’alimentaire et qui s’efforce de mettre l’homme au cœur du processus»
En Afrique (comme au Tchad ou encore au Niger) en particulier, son accompagnement se double de transferts de compétences et de formation vers les locaux, de sensibilisation des autochtones à un meilleur respect de l’environnement, et même au soutien pour la création d’écoles localement.
«Ce projet mené en partenariat avec Vinci vient d’obtenir le Grand prix de l’innovation décerné au niveau de toutes ses branches par le géant mondial dans la catégorie développement durable pour la mise en place d’un système on l’on travaille à la fois sur la valorisation de l’environnement et l’accompagnement des populations locales»
A terme Yannick Pédussault envisage désormais de recruter deux ou trois personnes dans le cadre de son développement, essentiellement des ingénieurs, car des projets il en a encore plein la tête. Et d’abord celui de rester ici en Ariège «un territoire qui offre des infrastructures comparables à celles des grandes villes, mais sans les inconvénients de la ville»
Et où il bénéficie de l’accompagnement des services et du réseau d’Ariège Expansion ou encore Initiative Ariège même si en «Hôtel d’entreprise il apprécie plus d’autonomie. L’idée globale d’une pépinière c’est bien aussi de profiter d’un effet réseau»
Parmi ces projets, il en cite un en particulier celui de la conception d’un véhicule électrique hybride, à vocation de taxi, offrant des prestations nec plus ultra et doté de 700 kilomètres d’autonomie, entièrement recyclable. Poursuivre la structuration des filières courtes reste aussi dans ses prérogatives, en privilégiant leur intégration dans la typologie du système agricole ariégeois, fait surtout de petites exploitations.
Mais «Chut !» tout cela reste encore confidentiel, le montage des partenariats est en cours pour des projets dont on devrait entendre à nouveau parler dans un proche avenir, un peu plus vert.
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