Faute de trouver un accord avec Orange, l’association «Cadirac Avenir» lance un appel au préfet de l’Ariège pour la création d’une «Instance de concertation départementale» (ICD), dans l’espoir d’aboutir à l’arrêt définitif du projet.
Une affaire qui dure depuis presque un an. Dès mars 2011, le maire de Foix, Jean-Noël Fondère s’était clairement prononcé contre le projet d’installation de cette antenne 3G, à 160 mètres de l’école de Cadirac.
A l’époque, le conseil municipal proposait de présenter une motion d’opposition en s’appuyant sur l’application du principe de précaution. Depuis, les choses stagnent.
Loin de se décourager, Cadirac Avenir souhaite aujourd’hui faire monter la pression d’un cran.
La création d’une Instance de concertation départementale, leur permettrait d’avoir un véritable débat autour du projet.
«L’ICD regroupera élus, associations et des représentants d’Orange, chacun pourra donc présenter ses arguments et nous parviendrons mieux à résoudre notre conflit» déclare Paul Subra, trésorier de l’association et parent d’élève.
A l’issue des pourparlers, l’ICD aboutira au vote des parties prenantes. L’issue seule du scrutin déterminera si le chantier de l’antenne aura lieu ou non.
Au-delà des risques, encore potentiels, de l’électromagnétisme, il dénonce l’inutilité de l’antenne relais.
«La commune de Foix était couverte à 91% en 2010, aujourd’hui ce taux est de 100%» précise-t-il.
Un argument qui va à l’encontre de celui invoqué par Orange, qui selon lui «présentait les environs de l’école de Cadirac comme une zone de non-couverture»
«On n’a pas besoin de cette antenne, l’opérateur nous a menti» ajoute Paul Subra.
Les travaux devraient commencer avant juin 2012. Cadirac Avenir, qui rassemble depuis juin 2011 parents d’élèves et riverains, attend donc urgemment la mise en place de l’ICD par le préfet.
L’association Robin des Toits Ariège est aussi impliquée dans la contestation. Lundi 20 février, elle a adressé une lettre ouverte au maire de Foix pour «le pousser à prendre acte»
«Notre objectif est de montrer au maire qu’il a le pouvoir d’agir, il dispose de recours possibles pour décider d’un arrêté» explique Anne-Laure Mager, représentante de l’association pour l’Ariège, l’Aude et les Pyrénées-Orientales.
Anne-Laure évoque notamment un rapport européen sur la comptabilité électromagnétique, qui fixe un niveau légal de 3 volts par mètre.
Selon elle, «l’antenne dépasserait ces normes, le maire est donc en mesure d’attaquer l’opérateur en justice ou au moins d’émettre un arrêté pour interdire toute nouvelle antenne ne respecterait pas le seuil»
L’antenne qui devrait être installée près de l’école de Cadirac dépend de la technologie 3G. Une source d’inquiétude supplémentaire pour Robin des Toits.
«Les antennes 3G émettent des ondes électromagnétiques 40 fois plus élevées que les antennes 2G» précise-t-elle.
Mais ce qui alarme réellement les deux associations: c’est la localisation de cette antenne.
«Les enfants sont beaucoup plus sensibles aux ondes électromagnétiques car leur cerveau est encore en formation, les risques cancérigènes sont donc multipliés» conclut Anne-Laure.
Un constat partagé par Paul Subra, «les plus jeunes enfants sont âgés de 3 ans, même si on ne mesure pas encore la gravité du phénomène, le principe de précaution doit s’appliquer»
| Les Instances de concertation départementales (ICD) Encadrées par la circulaire du 31 juillet 1998 et renforcées par la loi du 16 octobre 2001, les ICD pourraient bientôt devenir obligatoires pour tout projet d’implantation d’antennes relais sur le territoire. Elles ont pour objectif d’apporter un soutien à des situations locales où le dialogue entre les parties prenantes ainsi que le déploiement d'une ou plusieurs antennes se révéleraient particulièrement bloqués. L'ICD interviendra donc dans un rôle de médiation et de facilitation du dialogue. Le Préfet est en charge de fixer la composition, en veillant à inviter des représentants des différentes parties prenantes: -Des représentants de l'Etat: services déconcentrés de l'Etat (services de l'aménagement du territoire, de l'environnement, de la santé), services régionaux de l'ANFR; -Des représentants des collectivités locales; -Les opérateurs de communications électroniques concernés; -Les représentants des associations (locales ou nationales) ou les organismes intéressés (riverains, parents d'élèves); -Invitation possible d'experts, de manière ponctuelle ou permanente. Source: www.nosdeputes.fr |
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