Le corps des Sapeurs Pompiers volontaires de l’Ariège souffre d’une crise des vocations, alors qu’il existe un merveilleux outil de formation, l’école départementale des sapeurs pompiers inaugurée officiellement en novembre 2010.
Chaque année, selon leurs disponibilités, ils sont plusieurs centaines à intégrer le cursus des formations initiales ou des formations de maintien des acquis, proposant à travers des modules spécifiques un parcours varié vers les spécialités.
A la tête de cette école départementale qui a vu le jour en 2009, l’adjudant-chef Christophe Spécia.
En tant qu’instructeur et responsable des formations, il accueillait au mois de mars 48 nouveaux stagiaires: «nous allons leur expliquer l’organisation du service départemental et leur montrer les rouages de notre structure, souvent compliquée.
Au terme de cette journée d’accueil et de culture administrative ils recevront une attestation de présence leur permettant d’accéder au module de formation d’équipier.
A l’issue de cette formation ils ont un diplôme leur autorisant l’accès aux engins incendie et leur permettant d’aller dans les ambulances. A partir de là ils peuvent partir en intervention»
Tout au long de leur cursus, la formation est organisée en modules pour donner plus de souplesse car pour un sapeur pompier volontaire (quel que soit son âge, son sexe) il faut souvent jongler avec vie professionnelle et vie familiale, ils vont apprendre à utiliser les appareils respiratoires isolants (ARI), se familiariser avec les engins incendie et la matériel qui est à l’intérieur:
«Il faut compter sur 3 ans 150 h de formation dans un premier temps car il s’agit d’une formation initiale de base qui n’inclut pas encore les formations plus spécifiques qu’ils seront en mesure de réaliser plus tard»
Parmi les activités proposées dans les spécialités, le caisson feux réels permettant aux sapeurs pompiers d’être confrontés en direct au feu, de mieux comprendre son développement, de mieux anticiper sa propagation et de tester les équipements de protection.
«Depuis 2005, quatre-cents sapeurs-pompiers sont passés par cette formation, explique Christophe Spécia. Notre objectif c’est qu’ils puissent y revenir tous les cinq ans.
70% de nos interventions sont du secours à personnes, les incendies auxquels nous sommes confrontés sont de plus en plus toxiques […] cet outil permet de démystifier le feu.
Les stagiaires subissent les contraintes du port des ARI, doivent gérer leur stress […] C’est un outil pédagogique indispensable surtout pour les jeunes recrues qui n’ont jamais vu de feu de près»
Au mois de novembre 2011, une journée de formation mise en place par la cellule décontamination a été organisée au centre de secours de Pamiers sous la houlette du commandant Christian Lukowicz, chef du groupement nord qui a fait venir pour l’occasion la cellule de décontamination de masse de la Haute-Garonne afin de corser l’exercice.
Cet exercice vise à former des équipiers de la cellule décontamination du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) de l’Ariège et rentre dans le cursus de formation des acquis aux même titre que les autres spécialités: cellule feux dirigés, secours en milieux périlleux ou détachement d’intervention héliporté (DIH).
Désormais l’école départementale s’attache à la mise en place de formations de qualité à la hauteur des enjeux de demain.
Mais toute la difficulté réside à pérenniser le recrutement: «tout est fait pour conserver ces agents car l’activité opérationnelle ne cesse de croître. Plus nous serons nombreux et bien formés, plus cette charge pourra être répartie au sein des agents.
Nous avons des difficultés à recruter mais malgré tout chaque année, des jeunes, des moins jeunes, des femmes signent leur engagement, preuve que nos actions commencent à porter leurs fruits.
Il faut rester optimiste malgré tout. Cet outil de formation constitue une garantie d’excellence que nous devons à nos concitoyens»
| Quelques chiffres Répartition du volume des formations: Groupement nord: 721 stagiaire et 13 638h de formation Groupement sud: 987 stagiaires et 17 717h de formation 54% des sapeurs pompiers ont réalisé en moyenne plus de 21h de formation de maintien des acquis. 60 stagiaires ont bénéficié de 472 h de formation au caisson incendie. Seulement 30% des sapeurs pompiers ont réalisés les quatre manœuvres annuelles dans le domaine du secourisme. Au regard de ces chiffres il est nécessaire d’inciter les chefs de centre à orienter leur personnel vers ce genre de formation. Pour autant on enregistre une augmentation de +26% du total des stagiaires sur les deux dernières années et une augmentation de +11% de volume total heures. |
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