Le dernier conseil municipal de Pamiers, particulièrement houleux, a laissé quelques traces...
Et aujourd’hui, les élus d’opposition du groupe de gauche réunis comme un seul homme à la mairie (Emile Franco, Michel Teychenné, Bernadette Subra-Suard, Catherine Quintart, Annie Fachetti, Dominique Castagne) ont tenu à «mettre les points sur les «i»»
Certains adjectifs («démolisseurs», «récupérateurs») employés jeudi dernier sont décidemment restés en travers de la gorge, et ont du mal à passer.
«Nous n’avons pas vraiment apprécié les propos du maire» commence Michel Teychenné, «nous comprenons qu’il ait été énervé: en 41 ans de mandat de maire, il allait annoncer pour la première fois que son budget partait en lambeau. Mais nous ne sommes pas le punching ball de la majorité !»
Les élus de l’opposition ont quand même pour eux la satisfaction d’avoir été écoutés sur un certain nombre de points.
Depuis des mois, ils dénoncent la dette trop importante de la ville. André Trigano vient d’annoncer un virage dans le budget, et une politique de désendettement étalée sur les prochaines années à venir. Deux projets d’investissements sont pour cela remis à plus tard: le déménagement de l’école de musique, et le gymnase de la Vaillante.
«Sur le gel de terres pour l’aéroport, on a obtenu que la mairie s’y oppose» enchaine Michel Teychenné. Idem sur l’abattoir, «sans l’opposition, l’abattoir aurait été vendu pour 1€ et n’appartiendrait plus aux appaméens. C’est vrai que parfois, on fait du bruit, mais c’est notre seul moyen !»
Les 6 élus défendent donc aujourd’hui leur utilité et leur légitimité en conseil municipal.
«Nous menons une opposition utile et constructive, et nous souhaitons être respecté dans ce rôle» insiste Bernadette Subra-Suard, «et dieu sait que ce n’est pas facile: les commissions fonctionnent mal. Et nous avons les dossiers seulement quelques jours avant le conseil municipal, ce qui nous oblige à travailler en urgence»
«Il est aussi parfois difficile d’avoir des réponses claires à nos questions posées en fin de conseil» note Annie Fachetti.
Et Dominique Castagné d’ajouter, «on a pas à s’excuser d’être dans l’opposition et de faire vivre le conseil ! On continuera à dire ce que l’on a à dire. Le conseil municipal n’est pas une chambre d’enregistrement, c’est un lieu de débats»
Pour que les deux ans qui restent se déroulent de façon plus apaisée? «C’est de leur responsabilité, pas de la nôtre» conclue Catherine Quintart.
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