La traditionnelle fête de l’UMP ariégeoise avait samedi un petit air de campagne…
Plus de 240 militants ont répondu à l’invitation au repas républicain animé par Luc Chatel, ancien ministre de l’enseignement de Nicolas Sarkozy et numéro deux du ticket Copé.
Bref une rentrée politique au cœur de la campagne de l’élection du président de l’UMP comme l’a souligné Philippe Calléja, patron de la fédération ariégeoise: «il y a de la démocratie à l’UMP car ce sont les militants qui élisent le président»
Un parti en reconstruction après sa défaite aux dernières élections présidentielles mais qui se fait fort de rebondir sur «les déconvenues du nouveau gouvernement»: pouvoir d’achat, défiscalisation des heures supplémentaires, manque de compétitivité… tous les coups sont permis.
«Quand on est dans l’opposition on a le temps de réfléchir, de prendre du recul, de rencontrer la société civile» avoue Luc Chatel, qui entend à la fois occuper tout cet espace (avec trois déplacements par semaine) et mener un travail de fond en respectant toutes les sensibilités car «l’UMP est riche de ses diversités»
Bien qu’il ait été le ministre de François Fillon pendant cinq ans, le député de la Haute Marne a choisi de soutenir Jean François Copé.
Ses raisons sont claires: «il est l’homme dont on a besoin aujourd’hui, celui qui va porter le fer, organiser la reconquête des territoires… Jean-François Copé a été secrétaire général pendant 20 mois, il a fait ses preuves. Je respecte François Fillon mais ce sont les militant qui trancheront au final après ces deux mois de campagne»
Mais attention, selon lui il ne faut pas se tromper d’élection: les élections du président de l’UMP ne sont pas les primaires au sein du parti pour choisir un candidat: «nous avons quatre ans pour élaborer un projet crédible, un projet de reconquête, seule une UMP qui s’élargit a des chances de reconquérir le pouvoir avec des idées pour une France moderne.
Il faut transformer la déception des Français après quatre mois de pouvoir socialiste en adhésion pour une France forte»
Et cela passe inévitablement par le prochain rendez-vous électoral, les élections municipales de 2014.
Pour Luc Chatel aucun combat n’est perdu d’avance: «une élection municipale c’est d’abord une élection locale… on va se battre sur le terrain, conquérir des territoires, montrer l’exemple»
Une opération séduction dont Philippe Calléja s’est fait l’écho et qui précise que sa porte reste ouverte à François Fillon et ses supporters.
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