Hier au soir, en visite cantonale à Mirepoix, Augustin Bonrepaux était attendu de pied ferme devant la mairie, par un collectif d'opposants à l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Certains sont membres de partis politiques, d'autres simples citoyens, tous s'opposent à un projet qu'ils jugent «inutile, coûteux et surtout nuisible»
Ils demandent «l'arrêt des grosses infrastructures pour les transports» ou à tout le moins «que l'on respecte les recours... on a le droit de se défendre, car tout n'est pas réglé» selon l'un des opposants.
Des Mirapiciens venus rencontrer le président Bonrepaux s'étonnent de cette manifestation; «on pourrait se demander pourquoi cela devrait intéresser les Ariégeois» murmurent-ils; d'autres prennent les tracs distribués avec bonhommie.
Selon Jean-Charles: «cela concerne tous les citoyens et nous espérons que tous les députés prendront à cœur de faire respecter les lois qu'ils ont votées; lois concernant l'eau ou la protection des zones humides»
Entouré d'élus et de techniciens du département, Augustin Bonrepaux arrive alors et un dialogue s'engage.
Pour le président du Conseil général, la réponse est claire, sans ambigüité: «tous les collègues ont délibéré; je soutiens mes collègues de Nantes. Ils considèrent que ce projet est important pour leur région»
Augustin Bonrepaux s'indigne quand dans la foule une femme lance: «vendu !»; «vendu à quoi ?» rétorque-t-il.
«Avec un gouvernement socialiste, vous ne pouvez ignorer la population» claironne le collectif.
Réponse sans équivoque du président: «vous ne pourrez me faire changer d'avis»
Un échange de documents a eu lieu; le collectif remettant à Augustin Bonrepaux une lettre d'agriculteurs socialistes demandant au gouvernement de revoir sa position; le président leur transmettant plusieurs exemplaires d'une motion votée le 4 décembre et condamnant l'action menée à la permanence de Frédérique Massat.
Un face à face qui n'aura duré que quelques minutes avant qu'Augustin Bonrepaux ne rejoigne le public installé dans la salle de la mairie.
Les opposants au projet ont quant à eux quitté les lieux, nous confiant: «on est un peu frustrés car on n'a pas eu le temps d'exposer nos idées; Pierre Saboy, André Montané se sont esquivés rapidement. L'écoute n'a pas été totale»
Le collectif ariégeois n'entend pas en rester là et devrait continuer ses actions dans les prochains jours.
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La députée de l'Ariège Frédérique Massat prise à partie par les manifestants anti-Notre-Dame des Landes


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