Depuis le temps que son parfum flottait dans l’air, les députés ont mardi soir donné corps à la réforme de l’organisation territoriale.
Ils ont voté le changement de nom du conseil général et des conseillers généraux. Mais transformer les conseils généraux en conseils départementaux n’est qu’une première étape qui en appelle d’autres, plus profondes.
Le projet de loi instaure par exemple un scrutin mixte avec deux représentants par canton, un homme et une femme.
De même, il envisage un redécoupage des cantons tant sur leurs frontières que sur leur nombre. Comme il n’est pas question d’augmenter le nombre d’élus, on imagine bien vite que, pour la seule Ariège, les vingt-deux cantons pourraient bien laisser la place à onze!
Il y a fort à parier, aujourd’hui, que les prospectives vont bon train, dans les services de l’Etat en charge de la préparation de ce redécoupage, comme dans les états-majors politiques locaux.
Ce que l’on pressent est que le nouveau dessin de la carte cantonale devra intégrer les problématiques de démographie (le Conseil d’Etat préconise que l'écart de population entre deux cantons d’un même département soit de plus ou moins 20%) mais aussi de continuité territoriale.
Les cantons de Quérigut, Massat, Saint-Croix Volvestre, Vicdessos, et d’autres encore, semblent donc bien avoir vécu.
Ce redécoupage administratif entraînera une autre conséquence, plus politique celle-ci. Les actuels conseillers généraux désireux de se représenter ne pourront tous prétendre au titre de conseillers départementaux. Les places seront comptées.
Prenons l’exemple des Vallées d’Ax et leur actuelle représentativité. Si l’on se base sur le principe évoqué ci-dessus, les cantons de Quérigut, Ax-les-Thermes et des Cabannes pourraient ne faire plus qu’un. Voire même, être associés à ceux de Tarascon et Vicdessos, démographie oblige. Des cinq élus cantonaux, il n’en resterait plus que deux.
Cinq, oui, mais cinq hommes. La loi impose un homme et une femme donc nous en avons quatre de trop.
Un peu de politique-fiction. Si l’on accepte l’augure qu’Augustin Bonrepaux (Ax) et Christian Loubet (Les Cabannes) ne se représentent pas, restent Alain Duran (Tarascon), Bernard Piquemal (Vicdessos) et Francis Magdalou (Quérigut). Dont deux vice-présidents de l’actuelle assemblée départementale.
Avec ce redécoupage, il y en aurait un de trop. Et toujours pas de femme…
S’il est prématuré d’évoquer les impacts durables de cette réforme en marche, il n’est pas difficile d’imaginer qu’elle porte en elle les germes d’une profonde évolution du paysage politique local, un renouvellement des hommes et une émergence des femmes.
Les échéances électorales de 2015 vont générer bien des maux de tête aux responsables des partis politiques. Le choix des binômes s’annonce cornélien.
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