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Jean-Pierre Bel lorgne-t-il sur la Présidence de la Région Midi-Pyrénées?
11/03/2013 | 19:36
© MidiNews 2013

Jean-Pierre Bel, Président de la Région Midi-Pyrénées? Un scénario qui prend forme jour après jour dans l’esprit de nombreux observateurs de la chose politique locale et nationale qui se projettent vers les échéances électorales de 2014 et 2015.

La succession de Martin Malvy est en effet ouverte. A moins qu’il ne décide de briguer sa propre succession. Un scénario à grosse cote pour les pronostiqueurs mais pas impossible tant on connaît la passion de l’homme pour son mandat régional.

Pour autant, à l’heure d’une réforme de l’organisation territoriale qui fera la part belle aux régions, la présidence de l’assemblée régionale revêt bien désormais les atours susceptibles d’attiser les convoitises et d’attirer les pointures.

Jean-Pierre Bel, ci-devant Président du Sénat, doit de son côté anticiper la fin de la belle histoire qui l’a conduit au Plateau. En délicatesse avec certains parlementaires socialistes, ballotté par les ailes de sa majorité plurielle (PRG et Front de Gauche), bousculé par les médias, le deuxième homme de l’Etat a perdu de sa superbe. De là à lui prédire une défaite au prochain scrutin pour la présidence de la Haute Assemblée (2014), voire aux sénatoriales…

Jean-Pierre Bel a toujours clamé son attachement à sa terre midi-pyrénéenne (natif du Tarn, étudiant à Toulouse, installé en Ariège), qu’il a arpentée des années durant. Un retour aux sources n’aurait à ce titre rien d’infâmant.

Martin Malvy a «tué» la droite
A 77 ans, et après quinze années de présidence, Martin Malvy, ancien ministre du Budget de François Mitterrand, pourrait s’apprêter à céder une fonction qu’il aura su marquer de son empreinte.

Que l’on partage ou non les convictions de cet «éléphant» du PS, force est de reconnaître que Midi-Pyrénées s’est forgé un nom dans le paysage national et ne dépend plus de la seule Ville rose pour exister.

Il faut dire que le Président Malvy a su valoriser les actions menées, sans lésiner sur les budgets de communication pour porter l’image économique, touristique et culturelle du territoire.

En succédant à Marc Censi en 1998, Martin Malvy a porté un coup fatal à la droite régionale. Elle ne s’en est toujours pas remise.

Désertés par Brigitte Barèges en 2011 pour cumul de mandats, les rangs des troupes bleues, divisées au lendemain des luttes intestines entre la maire de Montauban et Gérard Trémège, son homologue de Tarbes, peinent à représenter une opposition audible dans l’hémicycle du boulevard du Maréchal-Juin. Face aux savants équilibres initiés par Martin Malvy, la cacophonie se paie cash!

Peu de têtes dépassent à gauche
A gauche, peu de têtes dépassent réellement. Nicole Belloubet (PS) a disparu du paysage, nommée il y a quelques jours au Conseil constitutionnel… par Jean-Pierre Bel. Opportunément selon les plus persifleurs.

L’autre «figure» de la Région la plus visible aujourd’hui est celle de Gérard Onesta (Europe Ecologie), deuxième vice-président, qui ne pourrait raisonnablement prétendre l’emporter tant les positions de son groupe sur les projets d’infrastructures et les stations de ski notamment irritent ses «alliés» socialistes.

Le Président du Sénat, s’il parvient à rallier les suffrages de ses propres troupes (ariégeoises notamment même si elles ne seront pas suffisantes), pourrait dès lors se lancer un nouveau défi, à l’échelle régionale cette fois-ci. Un mandat auquel il s’était déjà essayé en 1992, avant de se destiner à une carrière sénatoriale qui l’aura mené vers les sommets.

C’est d’ailleurs depuis ces hauteurs que Jean-Pierre Bel et ses collègues sénateurs travaillent actuellement sur les prochains calendriers électoraux. Dans les tuyaux, le recul des élections régionales de 2014 à 2015, soit six mois après le scrutin sénatorial. Hasard ou coïncidence?

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auteur: CP | publié le: 11/03/2013 | 19:36 | Lu: 38379 fois