accueil  |  ariège   |  france

Elections municipales 2014 à Mirepoix: Nicole Quillien, «en six ans, on a le temps de commencer les choses, pas de les finir»

Il y a six années, elle succédait à Jean Cazanave, aux côtés duquel elle a siégé six années durant. Cette fois-ci, Nicole Quillien brigue sa propre succession à l’hôtel de ville de Mirepoix.

Soutenue par le Parti Socialiste, mais se revendiquant du seul parti «de Mirepoix», Mme le maire a présenté son équipe il y a quelques jours. Une équipe «renouvelée à près de 50%, du fait notamment de l’obligation de parité», pour une liste «motivée»

Vous briguez donc un second mandat. Votre état d’esprit est-il le même qu’il y a six ans?

«Pas exactement. La dernière fois, c’était une aventure; là, c’est la continuité. C’est même une démarche plus personnelle avec la volonté d’aller jusqu’au bout de ce qui a été commencé. Je pensais qu’en six ans, on avait le temps de faire des choses. En fait, on a le temps de les commencer, pas de les finir»

Votre liste des «23» est donc prête. L’obligation de parité vous a-t-elle compliqué la tâche?

«Si la loi nous oblige désormais à respecter la parité, je ne peux pas dire que cela a posé un problème à Mirepoix. Mon vrai souci a davantage été de devoir refuser des candidatures car j’ai reçu beaucoup de sollicitations.

Je veux bien croire que cela doit être compliqué d’aller solliciter les gens, mais je vous assure que ce n’est pas simple non plus de devoir dire non à des personnes qui viennent spontanément. J’avais le potentiel de faire deux listes
»

Vous aviez commencé à composer cette équipe avec votre adjoint Jean-Louis Pastor, décédé au mois de décembre*. Cette disparition brutale a-t-elle eu des conséquences sur votre projet municipal?

«Oui… la disparition de Jean-Louis m’a beaucoup touchée car avant d’être un adjoint, c’était un ami, un compagnon de route. Nous avancions ensemble. Il faisait preuve d’un sens de l’engagement qui me rassurait. Nous avions d’ailleurs envisagé un parcours commun sur le long terme...

C’est vrai que sa disparition, de cette manière aussi injuste, m’a beaucoup affectée. Nous avions commencé à former l’équipe pour ces élections. Nous construisions. Pour cela, j’ai décidé de poursuivre
»Deux listes d’opposition: «c’est la réponse même de la démocratie»Comment appréhendez-vous ce scrutin, avec deux listes en gestation, une à gauche, l’autre à droite?

«Cela ne m’inquiète pas. C’est la réponse même de la démocratie. J’ai confiance dans la capacité de bien choisir des Mirapiciens. Les électeurs sont responsables. Pour le moment, les gens que je croise se montrent intéressés, posent les bonnes questions sur le devenir de la commune. Ils trouveront des réponses dans le programme que je leur propose»

Quel objectif poursuivez-vous pour ce deuxième mandat auquel vous prétendez?

«La priorité reste la même: le développement de Mirepoix. Au cours du dernier mandat, cela s’est formalisé par la finalisation du Plan local d’urbanisme. Il fallait nous donner les moyens d’accueillir des populations nouvelles. Nous savons qu’en tant que bourg-centre nous avons des services dimensionnés pour accueillir ces arrivants, nos établissements scolaires ou la maison de santé par exemple»

Mirepoix compte près de 3300 habitants aujourd’hui, vous en espérez davantage encore?

«Oui, pourquoi pas. L’augmentation de la population est une des clés du développement économique car elle permet d’offrir des débouchés et des possibilités pour les commerçants et les artisans»

Et les finances de la commune?

«Je vais être claire. Contrairement à ce qui a pu être dit par certains, quand j’ai pris la succession de Jean Cazanave, les finances étaient saines. C’est à son arrivée à la mairie en 2001 que Jean Cazanave a dû consacrer une grande partie de son mandat à rééquilibrer les comptes! En ce qui nous concerne, nous avons poursuivi la gestion saine, et réussi à maintenir notre taux d’endettement à un niveau raisonnable»Communauté de communes: «Je ne revendique pas la présidence. Nous jouons la carte du partage des responsabilités»Si vous êtes élue, et contrairement à 2008, revendiquerez-vous la présidence de la Communauté de communes du Pays de Mirepoix**?

«Non car nous avons fait le choix depuis longtemps que la ville centre n’ait pas aussi la présidence de la Communauté de communes. Ici, nous avons décidé de jouer la carte du partage des responsabilités, et d’assurer une bonne prise en compte des petites communes.

La seule différence par rapport à 2008, c’est que désormais Mirepoix disposera de quatorze délégués, dont deux à des postes de vice-présidents, contre un seul précédemment
»

Dernière question: votre affiche de campagne n’arbore pas le logo du PS… Est-ce un oubli?

«Ce n’est pas un oubli. Nous avons constitué une équipe pour Mirepoix, pas pour un parti. Attention: je ne me cache pas, je revendique mon appartenance au Parti Socialiste qui est connue de tous, mais cette élection municipale est une élection de proximité.

Les dossiers que nous devons conduire à la mairie ne nécessitent pas d’en faire un scrutin politique. Je suis socialiste, j’ai été investie par les militants de la section de Mirepoix, mais cette élection n’a pas besoin d’être politisée
»

*Jean-Louis Pastor, adjoint aux finances de la ville de Mirepoix, a été emporté dans la nuit du 9 au 10 décembre 2013 par une crise cardiaque. Il était âgé de 52 ans.

**La Communauté de communes du Pays de Mirepoix est présidée par Jean-Jacques Michau, maire de Moulin-Neuf.
 


La liste «Agir ensemble pour Mirepoix»:

Nicole Quillien
Pierre Garcia
Marie-Francoise Alban
Xavier Caux
Valérie Dillon
Fabien Catala
Claudine Hygounet
Christian Cibiel
Marie-Christine Jolibert
Pierre Rougé
Véronique Cazenave
Jacques Escande
Candy Vidal
Ludovic Biard
Jordane Anglade
Stéphane Bourdoncle
Fabienne Mariero
Christian Levenard
Muriel Bersans
Pierre Alibert
Andrée Aymonin
Bernard Borrut
Aurélie Julien
CP | 25/02/2014 - 19:03 | Lu: 22975 fois