accueil  |  ariège   |  france

5 229 candidats officiellement déclarés pour les élections municipales en Ariège

La Préfecture de l’Ariège a arrêté le compteur, jeudi, à 18 heures.

5 229 candidats se présenteront donc devant les électeurs le dimanche 23 mars, à l’occasion du premier tour des élections municipales. 1 200 pour le scrutin de liste dans les communes de plus de 1 000 habitants, et 4 029 pour le scrutin majoritaire.

Pour les amateurs de statistiques, précisons que près de 70% d’entre eux (3 576 exactement, soit 68,3%) siègent déjà au sein d’un conseil municipal et briguent donc un nouveau mandat. A noter également que pour les vingt-sept communes de plus de 1 000 habitants, 56 listes ont été enregistrées.

Avec 5 229 candidats, ce sont donc 4,5% des inscrits sur les listes électorales ariégeoises qui se lancent dans l’aventure des municipales*.

Derniers chiffres, plus sociologiques ceux-là. Le plus jeune candidat… est une candidate, âgée de seulement 19 ans. Et le doyen des postulants à la couronne locale est à chercher du côté de Pamiers, avec André Trigano et ses 88 ans.Pas de crise des vocations en AriègePas de crise des vocations dans le département donc. Même si trois communes ne disposent pas du nombre de candidats nécessaires pour composer un conseil municipal complet; c’est le cas de Clermont (9 au lieu de 11), Le Carlaret (11 au lieu de 15) et Lescousse (3 au lieu de 7).

Nathalie Marthien, Préfet de l’Ariège, ne sera néanmoins pas contrainte d’envisager des mesures de délégation spéciale comme certains de ses collègues confrontés à l’absence totale de candidature dans certaines communes (64 ont été recensées dans ce cas en France, un record): de nouvelles candidatures peuvent encore être reçues entre les deux tours.

A deux semaines du scrutin, les candidats isolés ou inscrits sur une liste (lire notre rubrique «Les Echos de campagne») en ont donc terminé avec la première étape de leur marathon. Ils seront bien au départ!

Reste maintenant à «faire campagne», à rencontrer leurs concitoyens, échanger, expliquer le projet porté pour la commune. Qu’elle soit grande ou petite, la difficulté est la même. Il faut désormais convaincre.

Comme dans toutes compétitions, les adversaires se scrutent et étudient les faiblesses de l’autre. A ce petit jeu, les élus en fonction bénéficient traditionnellement de ce qu’il est convenu d’appeler la «prime aux sortants»

Dans une enquête publiée il y a quelques mois, l’institut Harris Interactive estimait ainsi que 64% des Français avaient une bonne opinion de leur maire.

En décembre dernier, le Centre de recherches politiques de Sciences-Po (CEVIPOF) confirmait cette tendance en indiquant que 61% des personnes interrogées «font confiance» à l’édile municipal.

Un matelas sur lequel les premiers magistrats savent pouvoir s’appuyer, de même que sur leur bilan et donc des faits. Dans le même temps, leurs contradicteurs bâtissent leur programme sur des idées. Aux électeurs de faire leur choix!

*Calcul basé sur les 116 357 électeurs inscrits à l’occasion du dernier scrutin, soit l’élection présidentielle de 2012.

CP | 07/03/2014 - 19:00 | Lu: 40271 fois