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Appel à mobilisation du 18 mars pour l'intersyndicale ariégeoise

© midinews 2014

«Nous sommes là toujours et malheureusement pour les mêmes motifs. C’est la même politique qui continue avec Hollande après Sarkozy»

Et le moins qu’on puisse dire c’est que les représentants des principales formations syndicales ariégeoises n’y trouvent pas leur compte.

Autour de la table Christian Gaston et Marc Estève pour FO, Guillaume Estalrich pour la FSU, Christophe Couderc et Yazid Djemenane pour la CGT.

Représentants des unions syndicales locales réunies, avec Solidaires, au sein d’une intersyndicale qui au plan local comme au plan national, se «retrouvent sur les mêmes revendications pour les salariés de ce pays qui souffrent et subissent les baisses de pouvoir d’achat», invoque Christian Gaston premier à prendre la parole.

Pour la défense de l’emploi, des salaires, de la sécurité sociale et des services publics, ces mêmes représentations syndicales appellent à une mobilisation massive le 18 mars prochain dans les rues de Foix, au départ des Allées de Villote à partir de 10h30.

En ligne de mire de chacun, les «cadeaux faits au patronat par les gouvernements successifs, et principalement la dénonciation de l’ANI ou encore plus récemment les négociations sur le pacte de responsabilité»

Et puis surtout un constat amer celui «d’un vol manifeste, en l’occurrence l’exonération envisagée des cotisations patronales sur la branche famille de la sécurité sociale, qui devient selon les syndicats une variable d’ajustement budgétaire mettant gravement en péril le modèle social français»

Soit quelques 36 milliards d’euros auxquels le président Hollande a annoncé la recherche de 50 milliards d’économies supplémentaires d’ici la fin 2017.Rassemblement à 10h30 Allées de Villote à Foix pour la défense des salariés et du modèle social«Globalement, ce sont quelques 230 milliards d’aides fiscales et sociales qui sont ainsi données aux patrons et à leurs actionnaires sans aucune mesure de l’impact, ni objectifs en termes de réduction du chômage, dénoncent les syndicalistes. Le patronat va davantage jouer en bourse, rémunérer ses actionnaires, plutôt qu’embaucher»

La même méfiance est développée face aux contreparties évoquées dans le cadre du Pacte de Responsabilité qualifié de «marché de dupe face à un patronat qui encaisse l’argent mais ne veut pas s’engager sur des objectifs et fait même des propositions provocatrices»

La dégradation des conditions de travail et de rémunération dans la fonction publique est aussi décriée avec un point d’indice gelé pour la quatrième année consécutive ou l’évocation du traitement des fonctionnaires qui a perdu 16% de sa valeur depuis les années 2000.

«C’est l’ensemble de la population qui souffrira au final de la déliquescence du service public»

Devant ce qu’ils considèrent être une «propagande d’Etat de la pensée unique, l’intersyndicale entend porter la voix de ceux qui n’ont pas les moyens de se faire entendre. Elle entend lutter contre le repli sur soi, qui constitue une entrave à toute démarche collective et sert selon elle de terreau évident à la montée des votes extrêmes dont il ne faudra pas s’étonner»

Alors, au plan national comme au plan départemental, «qu’importe les chiffres de la mobilisation, lance les représentants syndicaux même s’ils espèreraient secrètement jusqu’à trois mille personnes dans les rues de Foix. L’objectif c’est surtout de sensibiliser, poursuivre le travail de pédagogie, porter les voix des organisations qui partagent les mêmes valeurs»

Face à un gouvernement «dit de gauche, autiste et sourd aux revendications des salariés et devant un dialogue social biaisé, l’intersyndicale l’affirme le gouvernement porte la responsabilité d’écouter les arguments des représentants des salariés»

Qu’importe les chiffres ce 18 mars assurément pour l’intersyndicale qui appelle néanmoins tous les salariés du public comme du privé à se mobiliser.

Car pour parvenir à ses fins, comme l’indique le tract distribué dès ce jour dans les rues «pour que les salariés soient écoutés et non plus le Medef ou les banquiers»… on peut penser qu’un chiffre, le plus élevé possible, sera un bon baromètre sur la tournure des évènements.

Sylvain Sastre | 10/03/2014 - 19:04 | Lu: 8271 fois