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Elections municipales 2014 à Mirepoix: Monique Le Minez-Abellanet propose une alternative citoyenne

Après Nicole Quillien (PS), première magistrate depuis 2008, et Jean Saint-Martin (UMP) son plus fidèle contradicteur, l’association Démocratie à Mirepoix et ses Environs (DAME) s’invite à son tour dans la course aux élections municipales.

Sous l’intitulé «Liste citoyenne pour Mirepoix», elle revendique une «sensibilité de gauche fortement marquée par le souci de la protection de l’environnement»

Il y a quelques jours, Monique Le Billez-Abellanet organisait une rencontre avec la presse et un certain nombre de ses colistiers parce que «le respect du collectif est au cœur de notre projet» En quelques points marquants, ils dépeignent le programme qu’ils soumettent aux électeurs mirapiciens.
 
Transition énergétique. «La transition énergétique, elle est énergétique bien sûr, mais aussi économique, sociale, et écologique. Quatre points fondamentaux sur lesquels nous voulons travailler avec tout le monde.

Aujourd’hui, Mirepoix n’a rien engagé en matière de transition énergétique. Nous voulons faire changer les choses. Par exemple, la ville ne favorise en rien l’épanouissement des jeunes générations. De même, il y a des anomalies de fonctionnement pour les agriculteurs locaux, notamment par rapport à leur faible présence ou sur le marché
»

Tourisme. «Oui, Mirepoix est une cité classée parmi les Grands Sites de Midi-Pyrénées, et après? Qu’est-ce qui est réellement fait pour garder les touristes après leur visite de la cathédrale et avant leur remontée dans le bus? Hormis un office de tourisme avec des prospectus bien alignés, il n’y a rien.

On compte trop sur le fait que la ville est un site classé en pensant que cela fait tout. Le marché qui est un des attraits de Mirepoix est en train de se déliter. Il est occupé par plein d’autres choses qui ne correspondent pas à la richesse de notre pays. Il faut réorganiser ce marché et en faire un atout touristique
»
Il faut clairement repenser la villeCirculation et stationnement. «Les déplacements dans la ville sont un vrai problème. Il faut prévoir de nouveaux espaces mais aussi inciter les gens à stationner en divers points hors du centre-ville, voire interdire la circulation dans le centre de Mirepoix.

Pendant six ans, aucune piste cyclable n’a été faite. Personne ne peut donc venir à vélo à l’école par exemple. Les trajets ne sont pas sécurisés car rien n’a été pensé pour cela. Il faut clairement repenser la ville avec des déplacements plus doux qui participeront à faciliter la circulation de tous. Là, on arrive à saturation entre les touristes et les habitants de la ville. Tout est à faire!
»

Gouvernance. «Nous voulons changer le mode de gestion de la commune. A croire que lorsque l’on est élu, on ne doit plus s’occuper de ce que pensent les citoyens. Pour nous, cette gouvernance doit être participative. Nous créerons des conseils de citoyens, et nous organiserons des réunions publiques trimestrielles pour échanger sur tous les sujets, que les avis soient négatifs ou positifs»
Dans nos zones rurales, nous souffrons de la double peineCommunauté de communes. «Nous demanderons à être partie prenante. Quant à savoir si nous briguerons la présidence, c’est une décision qui sera collective comme toutes les décisions que nous prendrons.

Dans cette Communauté de communes, beaucoup de choses sont décidés en bureau, sans débat. Souvent même, le public ne peut assister à tous les échanges. Oui, avec nous, cela va changer! Nous prônons la transparence et souhaitons que la discussion déborde de ce petit cercle d’initiés
»

L’emploi et le développement. «Quand nous nous sommes opposés, avec l’association DAME, à l’implantation d’une nouvelle grande surface, on nous a dit que ça allait créer de l’emploi… Rien n’est moins sûr.

Le pire, c’est que dans nos zones rurales nous souffrons de la double peine. D’une part, on a perdu les activités du textile ici, ou de la papeterie à Saint-Girons. D’autre part, qu’est-ce que l’on nous propose pour compenser? Un golf et une résidence de tourisme, un aéroport, une extension de gravière… On est à côté de la plaque!

Notre objectif est bien de remettre toute cela en cause. On ne peut plus nier la réalité du réchauffement climatique et de tous les désordres que l’on constate chaque jour.

Le développement doit être pensé au regard de ces enjeux
»

CP | 12/03/2014 - 18:37 | Lu: 21273 fois