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Élections municipales 2014 à Pamiers: André Trigano cloue la communauté d'agglomération au pilori de son dernier meeting

© midinews 2014

Il a sifflé la fin de la récréation et l’heure du rassemblement, battu le rappel et rameuté les troupes.

Plus de 400 personnes se sont retrouvées, mercredi soir, à la salle du Jeu du Mail pour le dernier meeting de la campagne d’André Trigano, avant le premier tour, dimanche. Sur ses tracts, l’homme affiche son «expérience»; il l’a démontrée une nouvelle fois.

Sur scène, il occupe l’espace. Entouré de ses colistiers, appelés un à un, qui ponctuent chacune de ses interventions d’applaudissements nourris, André Trigano fait son show. Pour la forme, un son et lumière avec projecteur façon «poursuite», le numéro est bien rodé. Le discours aussi.

«C’est une campagne municipale dans lequel il y a un enjeu important: que sera Pamiers dans les années à venir. Nous avons fait un travail correct, on a fait beaucoup d’investissements, on a fait du développement économique. Nous pouvons être fiers de notre bilan»

S’il n’a pas manqué de balayer les axes du projet qu’il soumet aux électeurs appaméens en vue d’un quatrième mandat consécutif, André Trigano a choisi d’insister fortement sur «ce qui se cache et que nous apprenons maintenant»: le projet de communauté d’agglomération.

«Cette agglo est le véritable enjeu de l’élection de dimanche, assène André Trigano. Cette communauté d’agglomération qui sera confiée aux mains d’un homme issu d’une majorité qui ne sera pas appaméenne. Il sera issu d’un parti que l’on connaît bien, le Parti Socialiste ariégeois qui réalisera enfin son rêve de réunir la haute et la basse Ariège »
 
«Moi, je lutte pour ne pas devenir une filiale de Foix. Je crois au principe que celui qui commande paye. Là, nous allons payer mais c’est Foix qui commandera. Et les marchés, c’est l’agglomération qui les passera. A quoi servira donc le maire de Pamiers? Moi, dans ces conditions je préfère ne pas être maire d’une telle commune!», matraque t-il, telle une provocation.
Ils savent que jamais je ne livrerai Pamiers à Foix!«Un candidat nous dit qu’il faut faire face à Toulouse; mais pourquoi s’opposer à Toulouse? Soyons avec eux, avec les Toulousains, avec les Fuxéens s’ils veulent, mais restons Appaméens. Je suis le seul sur cette position. Dimanche, il faut que les Appaméens votent pour Pamiers et donc pour moi. Avec un autre, ils livreront Pamiers à Foix. En votant Trigano, ils savent que jamais je ne livrerai pas Pamiers!»

Le message est passé, très applaudi. Pour le dernier round de la campagne, il fallait bien ça. Les autres sujets ont été évoqués, aussi, avec moins d’emphase cependant.

«On nous a beaucoup parlé du centre-ville. C’est presque devenu la base de cette campagne, c’est de l’enfumage. On a endormi les gens avec les poubelles, les trottoirs, 3000 habitants supplémentaires. Mais d’ou viennent-ils? Il ne faudrait pas qu’ils viennent du Mirail ou de Georgie.

Après on veut tous la même chose: des commerces rénovés, du logement intermédiaire, des animations… Quel que soit le maire en place, il essaiera d’aménager le cœur de Pamiers. Mais il faut le faire raisonnablement
»

La raison a-t-elle sa place dans un combat électoral. Les électeurs ont la réponse. Ils l’exprimeront dimanche…

CP | 20/03/2014 - 19:12 | Lu: 30490 fois