Bilan des municipales en Ariège: pour Thérèse Aliot (FN), «toutes les barrières ne sont pas tombées mais elles commencent»
A l’heure du bilan des élections municipales en Ariège, le Front National peut arguer de deux éléments tangibles: il a su faire entendre sa voix au cours de la campagne électorale, principalement à Pamiers et La Tour du Crieu où il présentait deux listes clairement identifiées. Et il bénéficie désormais d’un total de cinq élus répartis sur ces deux assemblées municipales.
Cinq. Le chiffre peut paraître modeste mais il symbolise néanmoins la progression du parti de Marine Le Pen qui pose ses jalons, en Ariège comme ailleurs. Thérèse Aliot, la secrétaire départementale du FN n’en espérait pas tant.
Quel bilan dressez-vous au lendemain de ces élections municipales en Ariège?
«Pour un début, c’est une bonne chose. Depuis que le Front est Front et que l’Ariège est Ariège, c’est la première fois que nous présentons des listes… et que nous obtenons des élus. Oui, cinq élus, trois à La Tour et deux à Pamiers, c’est un bon début»
Quelle est désormais votre stratégie?
«D’être présent et de relever tout ce qui ne va pas dans les communes. Jusqu’à présent, on a constaté que la population n’était pas informée de la réalité des faits, notamment en matière de fiscalité. Nous travaillerons au maximum à faire baisser les impôts et surtout à réduire les dépenses inutiles.
Nous serons en tous les cas présents sur ces dossiers. Les gens verront alors que nous sommes bien là pour les défendre. Aux prochaines élections, je suis certaine que nous trouverons d’autres candidats pour porter cette démarche»
Justement, comment appréhendez-vous les prochaines échéances électorales?
«Pour les cantonales, nous présenterons des candidats en fonction des personnes qui voudront bien se présenter. Nous n’aurons pas de parachutés car cela ne sert à rien. Nous voulons travailler avec des personnes du terrain, qui connaissent leur canton. Des personnes qui n’auront pas peur de dire «je suis Front», «je suis Rassemblement Bleu Marine» Je ne pense pas que nous pourrons présenter des candidats dans tous les cantons»
Nous récolterons les fruits de notre travail aux EuropéennesEstimez-vous cependant que des barrières sont tombées en Ariège?
«Toutes ne sont pas tombées mais elles commencent. J’ai remarqué un changement de perception du Front National dans la vie politique. On nous prend davantage au sérieux. On nous reconnaît une certaine valeur. Les gens ne partagent plus les idées UMPS et arrivent de plus en plus nombreux vers nos valeurs.
Je vois surtout qu’en France nous avons gagné une douzaine de mairies et que nous comptons près de 1600 conseillers. Cela montre bien que les gens en on marre et que les dirigeants nationaux s’en désintéressent complètement. Nous récolteront les fruits de notre travail aux élections européennes car les gens en ont marre aussi de cette Europe!»
Vous vous étiez présentée en 2011 à Lavelanet. Serez-vous présente sur un canton en 2015?
«Aujourd’hui, je ne peux vous répondre. Je vais essayer de trouver des candidats plus jeunes. Si je ne les trouve pas, je n’exclue pas de me présenter. Mais c’est trop tôt pour arrêter une décision»
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