Pays d'Olmes: Marc Sanchez entend rétablir certaines vérités et rassembler dans l'intérêt du territoire
© midinews (archives)Entouré et soutenu par ses vice-présidents, Marc Sanchez a «utilisé» ce matin en conférence de presse, «un droit de réponse quant aux allégations portées»
Candidat déclaré à sa propre succession à la tête de la Communauté de communes du Pays d'Olmes, l'homme entend «rétablir la vérité et s'adresser à la population et aux élus» Ces 33 élus qui auront mercredi soir, la lourde tâche d'élire leur nouveau dirigeant.
L'intérêt communautaire«Devoir de vérité» donc pour Marc Sanchez et droit de réponse avec en point d'orgue un bilan (approuvé à 4 reprises par la Chambre Régionale des Comptes) et les prospectives pour les années à venir.
D'abord finir les travaux entamés (parking et travaux à la falaise de Fontestorbes, lac de Flagebelle, tourisme et patrimoine, garage dameuses...), et poursuivre les efforts sur le développement économique. «C'est la première compétence de la CCPO avec un service entièrement consacré à l'appui et au maintien d'emplois en Pays d'Olmes»
Apporter certaines vérités«La candidature de Gérald Sgobbo ne me pose pas de problème» a expliqué en préambule Marc Sanchez. «Depuis deux ans maintenant, je l'associe aux décisions; ensemble, nous avons fait le tour des banques, rencontré la Préfecture, monté un projet. Nous n'avons pas travaillé comme des ennemis, bien au contraire...»
Ce que n'admet pas le président et que dénoncent ses vice-présidents, c'est: «les attaques subies depuis 2011 sans que le bilan ne soit pris en compte, des attaques tendancieuses ne visant qu'à déstabiliser»
Alors attaques personnelles? Oui répondent-ils s'appuyant sur leur gestion et les derniers commentaires parus dans la presse. Des commentaires «ciblés pour faire tomber l'équipe en place» Tous dénoncent «les attaques sans fondement, menées par Gérald Sgobbo et Dominique Déom» Sur le côté dictateur prêté au président, la réponse fuse: «les élus communautaires décident en conseil et le président suit l'avis émis par la majorité. Comment alors parler de dictature?»
Les vice-présidents s'insurgent contre les propos tenus et montent au créneauMarc Sanchez ne serait pas «rassembleur» Faux selon l'équipe dirigeante, de même que les «soi-disant problèmes de fonctionnement ou de technicité. Depuis 2 ans, la gouvernance est effective avec les Conseils préparatoires auxquels sont associés tous les maires ou leurs représentants souhaitant s'investir»
Un constat, ces conseils n'ont «rencontré ces dernières années que peu d'échos auprès des élus, peu d'entre eux nous ont rejoint» Dans un article publié par notre média, Gérald Sgobbo annonce candidater: «pour ne plus laisser passer les trains à notre porte»
Des propos réfutés: «certains se sont chargés de les faire dérailler avant qu'ils n'arrivent» Pour preuve, «le refus des élus communautaires d'acter la construction d'une nouvelle crèche ou des votes refusant les abattoirs ou l'hôtel»
Concernant le manque de technicité reproché à l'équipe en place, les élus rétorquent: «nous avons redressé le budget et avons désormais un excédent de trésorerie. Nous avons pallié au départ du directeur général des services, et avons assuré la direction des Monts d'Olmes»
Au sujet de l'ancien DGS, Jean Claude Pauly qu'une rumeur dit bientôt de retour aux manettes de la CCPO, Marc Sanchez s'indigne: «lui aussi a été diffamé. Il a démissionné, aujourd'hui il occupe un poste important ailleurs et il n'a jamais été question de son retour»
Quand Solange Salva tacle Gérald SgobboOutrée par les propos tenus par Gérald Sgobbo parlant de «clientélisme pour des postes de vice-présidents distribués», les jugeant «déshonorants», la vice-présidente de la CCPO tacle le maire de Villeneuve d'Olmes et lui conseille de «chercher la définition du mot dans un dictionnaire avant de l'utiliser» Solange Salva rappelant: «nous n'avons pour seul intérêt que le territoire et ses habitants. Nos indemnités s'élèvent à 168€, ce qui ne représente même pas un défraiement pour nos frais»
Des propos relayés par Richard Moretto s'indignant quant à lui: «ils (G Sgobbo, D. Déom, NRDL) ne proposent rien, à part liquider des gens» Et le vice-président d'enfoncer le clou, cette fois en direction de Dominique Déom: «il a laissé partir la Copami, s'est attaqué aux circuits courts, ne s'est pas battu pour l'abattoir»
Concernant l'appel de Jean Christophe Bonrepaux pour la candidature de Marc Sanchez, Solange Salva, «apolitique», le voit «comme un moment de grande lucidité» Mais tous regrettent que ce dernier «ne se soit pas impliqué plus tôt dans une guerre interne au parti socialiste local»
Francis Aubert et Richard Moretto dénoncent «les ambitions personnelles. Certains ont disparu de la scène politique, d'autres ont pris le relais» Elu communiste, Richard Moretto a par ailleurs alerté le secrétaire départemental du Parti Socialiste: «Aujourd’hui, alors même que les électeurs de Lavelanet ont clairement légitimé le Maire sortant, certaines démarches paraissent viser à transférer les divergences au niveau de la Communauté de communes, ce qui serait particulièrement grave pour le Pays d’Olme»
L'élu du Sautel affirmant: «la principale stratégie de Gérald Sgobbo visant à créer artificiellement une opposition entre le chef-lieu et les autres communes pour se faire élire, peut avoir des conséquences extrêmement dommageables pour notre petit pays»
Rassembler ce mercredi soir dans l'intérêt du Pays d'Olmes«Démagogie et faux débats» ont donc été pointés du doigt par vice-présidents et président ce matin à Lavelanet. Tous en appellent au rassemblement et s'indignent «que ces mensonges et diffamations perdurent»
Une question est posée aux élus qui bientôt siègeront: «la CCPO doit-elle être un lieu politique ou un endroit de consensus?» Pas de doute pour Marc Sanchez: «le projet politique pouvant être conduit par plusieurs personnes de différents bords»
S'il est élu mercredi soir, Marc Sanchez entend rassembler majoritairement dans «l'intérêt du Pays d'Olmes. Il faut savoir s'entourer de gens compétents car nous avons matière à travailler»
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